« J’ai créé BEAH en 2009 avec Marco Favale, constatant grâce à mon expérience d’auditeur au sein du cabinet Protectas qu’il n’y avait plus aucune concurrence sur le marché de l’assurance de la responsabilité médicale des établissements, devenu un duopole dans lequel la Sham assurait 75 % des risques et Axa le reste. Dans cette situation, les prix augmentaient tous les ans (plus de 50 % entre 2004 et 2009), sans que l’évolution de la sinistralité n'explique cette hausse. Avec BEAH, nous avons fait entrer la concurrence en travaillant avec des assureurs anglo-saxons spécialisés sur les risques de responsabilité médicale. BEAH connaît le marché de Londres qui exige un savoir-faire spécifique et travaille directement avec les équipes outre-Manche. De nombreuses affaires ont été souscrites depuis deux ans en dessous du seuil d’équilibre technique, qui se situe, selon moi, en fonction des activités et de la sinistralité, entre 2,5 et 3,5 % du budget de fonctionnement. Il est probable qu’aujourd’hui, les tarifs sont trop bas. En 2015, il y a eu une soixantaine d’appels d’offres d’hôpitaux publics, et BEAH n’a pas répondu lorsque la sinistralité était trop dégradée au regard des actuelles conditions tarifaires. S'agissant d’appels d’offres publics, les prix de l'attributaire sont publiés. Pour les 44 appels d’offres auquel BEAH a répondu, l’analyse des chiffres montre que notre principal concurrent, la Sham, en a remporté 27 en étant en moyenne 26 % moins cher que BEAH. Axa en a remporté 4, avec un écart de prix de l’ordre de 8 %. Il est donc faux de prétendre que BEAH est responsable de la trop forte baisse des prix au delà des niveaux techniquement raisonnables. »
Avis d'expert de Christian Tourrain, président du cabinet BEAH-Bureau européen d’assurance hospitalière
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