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3 questions à Yann Arnaud - responsable des tarifs Iard, Towers Watson

Publié le 1 juin 2012 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h42

Quels avantages tirent les assureurs à proposer la réparation en nature ?

J'en vois deux principaux : un aspect prix et un aspect qualité. Sur le premier point, les assureurs contrôlent les prix pratiqués par les prestataires ainsi que leur évolution d'une année sur l'autre. Sur le second aspect, ils doivent être rigoureux sur les délais, le suivi et la qualité des travaux afin de préserver leur image et d'éviter un mécontentement des assurés. Dans cet objectif, certains acteurs organisent des formations pour faire monter les artisans en compétence, par exemple sur de nouvelles techniques de réparation (panneaux photovoltaïques, bâtiments anciens...). Même si la réparation en nature est plus coûteuse que l'indemnisation de gré à gré, le service rendu est très important et dépasse la notion de coût.

Les assureurs ont-ils intérêt à détenir leur propre réseau de prestataires ?

Il n'y a pas de bon ou de moins bon modèle. L'avantage de constituer un réseau permet de contrôler la qualité, de négocier les prix avec les artisans et d'organiser le maillage du territoire. Si ce modèle a un coût de mise en place, il est à terme plus rentable et plus pérenne. En revanche, il existe un risque juridique qui n'est pas neutre, car une dépendance économique se crée avec l'artisan. Et si l'assureur décide de se séparer d'un professionnel qui réalise 80 % de son activité avec lui, celui-ci peut saisir le tribunal qui statuera généralement en sa faveur. Pour ceux qui s'adressent à une société extérieure, ils n'ont pas à créer de structure de gestion, ni à mettre des moyens supplémentaires en cas de montée en puissance. L'inconvénient, c'est qu'ils seront traités par le prestataire comme un client parmi d'autres.

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