Abonnés

Fine Art

Un patrimoine en danger ?

Publié le 17 février 2020 à 8h00    Mis à jour le 19 février 2020 à 9h57

Sarah Hugounenq

Le métier de courtier d’assurance est bousculé, et le segment art n’est guère épargné sous l’influence d’un marché en mutation rapide. De la réglementation accrue qui pèse sur la soutenabilité financière des plus petits cabinets  à la nécessité d’investir dans le numérique pour répondre aux attentes des jeunes collectionneurs, en passant par le procès fait aux intermédiaires quant à leur valeur ajoutée, le courtage en art est-il en passe de disparaître ?

Sarah Hugounenq
journaliste

Les archéologues l’ont certifié : les tailleurs de pierre de la Basse-Égypte abondaient un fonds destiné à leur venir en aide en cas d’accident. Si l’assurance est née il y a 3 500 ans, sa distribution via le courtage est bien plus récente. Quarante courtiers en assurance maritime sont attestés en 1574 à Lyon, mais il faut attendre le XIXe siècle pour constater leur expansion véritable. Proportionnellement à l’assurance, le courtage traverse donc sa phase adolescente avec son lot de remue-ménage, d’agitation et de questionnements. Si les innovations viennent souvent de la périphérie, les mutations des cabinets de courtage spécialisés en assurance Fine Art sont du plus grand enseignement pour l’avenir du courtage en général.

En une dizaine d’années, le marché a littéralement changé de physionomie avec la disparition des petits cabinets spécialisés, l’évolution du marché de l’art en quantité comme en qualité, mais aussi avec la vague numérique qui redéfinit autant les usages que les besoins. « Tel qu’on était avant, on n’existera plus dans quelques années », déclare Irène Barnouin, directrice commerciale et technique Fine Art chez Gras Savoye, jettant ainsi un pavé dans la mare. Et d’expliquer : « On va vers un métier davantage de conseil et de data que de placement pur. De plus en plus, la partie gestion est externalisée, comme dans d’autres secteurs d’activité tels que la banque. Comme eux, nous proposons également un service de management des collections privées. Notre modèle est en train de se structurer. »

Dépêches

Chargement en cours...

Les articles les plus lus

Pierre Donnersberg & Christian Burrus, coprésidents de Diot-Siaci

« La croissance de Diot-Siaci devrait encore s’afficher à deux chiffres en 2025 »

Entre Pierre Donnersberg et Christian Burrus, coprésidents du courtier Diot-Siaci, c’est l’entente…

Jean-Christophe Manuceau La Tribune de l'Assurance 04/12/2025

Réassurance interne

Abonnés La Macif cède à la tentation

Pour faire face à la montée des risques, notamment climatiques, et s’offrir une alternative au…

Louis-Christian de Baudus La Tribune de l'Assurance 01/12/2025

Stéphane Vauterin, Professional & Specialty Lines Manager pour la France chez Axa XL

« La tendance tarifaire du risque cyber est à la baisse »

Axa XL, la division d’Axa dédiée à l’assurance des grands risques pour les groupes du CAC 40 et les…

Louis Guarino La Tribune de l'Assurance 11/12/2025

Dans la même rubrique

Abonnés Ampli joue la carte des taux solides

Avec un chiffre d’affaires 2024 de 93,6 M€ et une équipe de 65 collaborateurs, Ampli mutuelle lance...

Abonnés Messaging Me parie sur le RCS pour la relation client

Afin de développer l'interaction des assureurs avec leurs clients, l'entreprise Messaging Me mise...

Abonnés Comment séduire la génération Z

Pour conquérir les 18-30 ans, peu familiers des produits d’assurance, les assureurs sont contraints...

Voir plus

Chargement…