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Trois questions à Raymond Leban, président de l’Association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC)

Publié le 25 septembre 2017 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

La CGPC fête ses 20 ans. Quel regard portez-vous à cette occasion sur l’évolution de la qualité du conseil patrimonial au sein des différents réseaux de distribution d’assurance vie ?

Incontestablement, la qualité moyenne du conseil s’est améliorée avec le déploiement des formations et le développement de nouveaux outils de gestion plus pertinents. Mais il y a encore du chemin à faire et avec l’avènement prochain de MIFID II et de la DDA, les réseaux vont devoir mettre les bouchées doubles pour apporter un service financier encore plus en phase avec le besoin du client. Ce mouvement va tout à fait dans le sens de la démarche de certification que nous avons lancée à un moment où privilégier le client plutôt que le produit n’avait rien d’évident. Notre association a d’emblée été soutenue par les assureurs et s’est déployée auprès des grands réseaux de la bancassurance et des indépendants, lesquels représentent environ un tiers des 2 600 professionnels qui ont été certifiés depuis notre création. Le besoin de conseil étant tiré vers le haut, nous nous félicitons que la certification CGPC, dont l’acquisition repose sur la validation de six UV (unités de valeur), soit désormais reconnue académiquement et donne aux professionnels certifiés le titre de conseiller en gestion de patrimoine à équivalence bac + 5.

Les CGPI vous semblent-ils mieux armés que d’autres réseaux captifs pour répondre aux contraintes renforcées des nouvelles directives européennes ?

Avec la baisse des taux et l’affaiblissement du fonds en euros, il faut apprendre aux épargnants à prendre davantage de risques et les CGPI sont mieux placés que d’autres intermédiaires pour négocier ce tournant. Ils ont traversé une phase difficile de lassitude, voire de rejet, face au resserrement des contraintes réglementaires leur incombant en tant que...

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