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Les Français ne font pas confiance aux assureurs... et alors ?

Publié le 2 janvier 2014 à 6h00    Mis à jour le 25 novembre 2015 à 12h33

La rédaction

Décidé à en savoir plus sur la confiance des Français envers les assureurs, le Laboratoire assurance banque (LAB) a confié à l'ObSoCo (Observatoire société et consommation) et à l'agence de communication Péoléo la réalisation d'une étude inédite sur le sujet.

La rédaction
La Tribune de l'assurance

Et le résultat est sans appel ! La défiance dont font preuve nos concitoyens à l'encontre des assureurs atteint des sommets, ou pour être plus précis, des abîmes ! Tous les types d'assureurs sont touchés, même si les mutualistes obtiennent des résultats légèrement moins mauvais.

Une situation qui ne date pas d'hier

Quoi de neuf nous diront les observateurs avisés du secteur ? Nous savons depuis longtemps que les assureurs font partie du peloton des métiers peu, voire pas du tout appréciés des Français. Force est de constater que les importants moyens consacrés à l'amélioration de l'image de la profession - notamment en termes de communication - restent pour l'instant sans effet notable. On pourra également objecter que cette situation existe depuis fort longtemps et que cela n'empêche pas les assureurs de poursuivre leur développement et leur croissance. C'est vrai ! Cela étant, le temps n'est-il pas venu malgré tout de s'y intéresser plus sérieusement ?

En effet, le lien entre la confiance et le développement d'un pays ou d'une entreprise est établi de façon claire par les économistes. C'est ainsi que Kenneth Arrow, prix Nobel d'économie, déclare que « virtuellement, tout échange commercial contient une part de confiance, comme toute transaction qui s'inscrit dans la durée. On peut vraisemblablement soutenir qu'une grande part du retard de développement économique d'une société est due à l'absence de confiance réciproque entre ses citoyens ». L'ensemble des auteurs ayant étudié la question s'accorde également à dire que la mise en place de réglementations et de lois n'est pas un facteur suffisant de développement de la confiance, cela peut même parfois avoir l'effet inverse.

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