Près de 80 % des fonds quittant le capital d’un courtier sont remplacés par un autre fonds et le secteur voit désormais plus fréquemment des LBO secondaires voire tertiaires. Et dans le même temps, les périodes de détention, estimées en moyenne entre quatre et cinq ans, ont tendance à s’écourter. « Le raccourcissement des périodes de détention est propre à l’industrie du private equity, très dynamique, qui a enchaîné trois à quatre années fructueuses, éclaire Sami Chayeb chez LT Capital. Le contexte économique a favorisé la rotation d’actifs. Plusieurs fonds ont donc sollicité leurs concurrents pour demander à racheter leurs actifs. » Le courtier Odealim (ex-Assurcopro) a ainsi vu arriver un deuxième fonds, deux ans seulement après l’arrivée du premier. Mais l’opération, qui a permis au premier, Eurazeo, de réaliser un multiple de deux fois son investissement initial pendant cette période, explique largement cet enchaînement. « Les cycles de détention s’accélèrent grâce à une politique de croissance externe active », rappelle Guillaume Eymar chez Cambon Partners. Avec Eurazeo, Odealim a ainsi augmenté son volume d’affaires de 45 % via trois acquisitions. « Nous voyons en ce moment beaucoup d’investissements sur deux à trois ans contre quatre à cinq ans historiquement, ajoute Guillaume Eymar. Mais il n’est pas improbable que certains fonds voient l’année 2020 comme une année blanche et choisissent de rester une année de plus au capital d’un courtier. » La valse des fonds marquera-t-elle le pas ?
La valse des fonds
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