Après une année 2024 de collecte nette « historiquement élevée » pour l’assurance vie, selon l’ACPR, les neuf premiers mois de 2025, qui témoignent d’un « pic historique » de 34,6 Md€, confirment l’engouement des ménages français pour ce placement.
Un plébiscite ! Selon le rapport statistique annuel 2024 de l’ACPR, présenté jeudi à Paris, le bilan prudentiel des assureurs français a augmenté de 3,3 % en 2024, notamment grâce à la progression des unités de compte. Il a ainsi atteint 2 972 Md€, ce qui maintient le secteur français à la première place européenne, devant le marché allemand (2 488 Md€) et « largement devant le marché italien », selon Nathalie Aufauvre, secrétaire générale de l’ACPR. Pour autant, il ne parvient pas à retrouver les 3 158 Md€ de 2021, notamment à cause de la dévalorisation de certains actifs obligataires et de transfert d’actifs vers les Organismes de retraite professionnels supplémentaires (ORPS).
Le ratio de solvabilité (239 %) est en baisse de 11 points pour l’ensemble du secteur de l’assurance et le ratio de couverture du minimum de capital requis (MCR) se dégrade, en régression de 28 points, à 641 %.
Collecte historiquement élevée
Très soutenue grâce à des rendements attractifs, la collecte d’assurance vie a enregistré l’an dernier une collecte nette historiquement élevée (+22,8 Md€ de collecte nette) auprès des ménages ; le premier semestre 2025 est sur la même tendance, avec une collecte record de 84,5 Md€. En 2024 a ainsi été atteint le niveau de collecte le plus haut depuis 2011, porté par la collecte sur les supports en unités de compte alors que celle des supports en euros est demeurée négative en 2024 à 2,4 Md€.
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En non-vie, le chiffre d’affaires a progressé (+8,5 %, à 194 Md€) comme la rentabilité, dans un contexte de forte sinistralité (+5,1 %). Cette activité en croissance est portée par une augmentation des primes dans quasiment tous les secteurs, à l’exception de l’assurance-transport et de l’assurance-crédit et caution.
Dans l’ensemble, la rentabilité technique du secteur s’est améliorée (ratio combiné, rapportant les coûts totaux aux primes, à 96 %, soit en baisse de 1 point de pourcentage) masquant toutefois des situations très différenciées selon les branches d’activités et les organismes. La rentabilité du secteur de l’assurance dans son ensemble augmente, avec une hausse de 5 % du résultat net à 21 Md€, 3 points de pourcentage étant dus à l’assurance non-vie, 1 point aux sociétés de réassurance et holdings et 1 autre aux sociétés d’assurance vie et mixtes. Le rendement des fonds propres (RoE) atteint ainsi 8,5 % en 2024, soit 0,3 point de pourcentage de hausse sur un an.