Brucellose, grippe aviaire, fièvre catarrhale ovine, les menaces sanitaires sont-elles toujours plus nombreuses ?
Depuis sept ans, il ne se passe pas une année sans que nous ne soyons confrontés à des problèmes sanitaires concernant la volaille, les bovins ou les ovins. Cette augmentation significative de maladies émergentes résulte de deux conditions synergiques : une plus grande circulation des animaux et des végétaux, et le réchauffement climatique.
Comment est organisée la gestion des crises sanitaires causées par des épidémies ?
En France, cet enjeu sanitaire relève de la responsabilité de l’État et de la solidarité nationale. Ainsi, l’année dernière, les pouvoirs publics ont indemnisé le secteur agricole affecté par la grippe aviaire à hauteur de 150 M€ pour les abattages systématiques effectués dans le plan d’éradication immédiate. Il y a quatre ans, nous avons créé un outil complémentaire à la solidarité nationale : le Fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux (FMSE). Ce dispositif géré exclusivement par les agriculteurs est alimenté par un système de cotisation transversale obligatoire auquel viennent s’ajouter des cotisations volontaires supplémentaires par filière et section. Ces cotisations couvrent au moins 35 % des dépenses indemnitaires du fonds, l’État ou l’Union européenne abondant à hauteur de 65 %.
Quelle est la vocation des fonds collectés dans le contexte d’une survenue d’épidémie animale ?
Grâce à la solidarité professionnelle, nous collectons a minima 10 M€ par an de cotisations plus 5 M€ par les filières pour indemniser les sinistrés. Nous mettons également en place des plans de lutte et de mesures préventives telles que des dispositifs de biosécurité pour éviter tout contact des animaux en plein air avec la faune...