La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur la prévoyance qui montre la rentabilité retrouvée des opérations sur le marché français.
Deux salles, deux ambiances. Si les équilibres techniques demeurent délicats en santé, le marché de la prévoyance offre des perspectives de marges bien plus prolifiques aux assureurs. En témoignent les chiffres d’une étude de la Drees, qui s’est intéressée à l’état des lieux des risques corporels et décès du marché. Il s’agit des chiffres 2023, un exercice dont il faut souligner qu’il avait été le point de départ du redressement du marché de la prévoyance après plusieurs années de résultats dégradés. Un pan d’activité où les entreprises d’assurance – comprenez les non-mutualistes et les non-paritaires – font la loi avec 60 % d’un marché qui a collecté 25,4 Md€ de cotisations en 2023. La prévoyance constitue ainsi le deuxième risque social couvert par les organismes d’assurance, après la santé (43 Md€ de cotisations en 2023) et avant la retraite supplémentaire (19 Md€).
À la différence de la santé, où les assureurs reversent 81 % des cotisations sous forme de prestations, la prévoyance affiche un taux de reversement de 64 %, avec des disparités selon les familles d’opérateurs : « En 2023, les institutions de prévoyance ont reversé 75 % de leurs cotisations collectées en prévoyance sous forme de prestations, devant les mutuelles (67 %) et les entreprises d’assurance », souligne l’étude de la Drees.
Frais très variables
On retrouve la même logique pour les frais de gestion. Plus élevés que sur le marché de la santé (32 % contre 19 %), ils varient fortement selon la nature des opérateurs : 38 % pour...