Les services additionnels proposés en inclusion par les complémentaires santé sont très peu utilisés par les assurés. Quelles en sont les raisons ? Sont-ils indispensables ou relèvent-ils simplement du marketing ?
Sur le marché de la complémentaire santé où la concurrence est vive et où les marges de manœuvre se réduisent au fil des normes de plus en plus drastiques imposées aux garanties par le législateur sur les contrats responsables, l’un des seuls moyens à la main des acteurs du segment consiste à proposer des bouquets de services en inclusion afin de compléter les offres et se différencier. Cette démarche est d’autant plus fondée que la complémentaire santé est un marché de remplacement et non de conquête : l’enjeu n’est plus d’équiper des personnes qui ne disposeraient pas encore d’une telle couverture mais de convaincre celles déjà assurées de changer de fournisseur. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 96 % des Français de 15 ans et plus ont une complémentaire santé, les 4 % qui n’en sont pas pourvus étant difficiles à conquérir au vu de leur profil (étudiants, chômeurs de longue durée, personnes en situation de précarité, etc.).
Incontournables
Parmi les services additionnels proposés par les complémentaires santé en collectif ou en individuel, certains sont devenus incontournables. Tel est le cas de la téléconsultation médicale accessible à tout moment et proposée par des plates-formes spécialisées, éventuellement sans avance de frais, selon les garanties souscrites. Le second avis médical, pour obtenir l’avis d’un autre médecin, souvent sans frais supplémentaires, est un autre incontournable. Via des réseaux de soins, la plupart des...