Trois questions à Nicolas Gard, responsable pôle juridique et conformité/protection clientèle de Mutavie

Publié le 3 mars 2021 à 8h00

jc.manuceau@tribune-assurance.fr

Quels sont les grands axes de votre politique d’accompagnement des épargnants ?

Nous avons d’abord mis en place un outil d’accompagnement et de devoir de conseil à destination des conseillers en point d’accueil et au téléphone afin de définir le produit le plus adapté aux profils et aux objectifs de l’épargnant. Le conseil au client est délivré lors de l’ouverture d’un contrat ou pendant la vie du contrat lors d’opérations pouvant impacter l’investissement de notre assuré ou lorsqu’une réactualisation des éléments de connaissance est nécessaire. Il passe par la combinaison de trois critères : le projet et l’épargne déjà détenue par l’épargnant, son horizon de placement et ses connaissances financières/son appétence aux marchés financiers. Lorsque le profil est établi, nous pouvons proposer une solution adaptée à ses souhaits et à son profil. Chez Mutavie, nous allons plus loin que ce que nous impose le devoir de conseil. Ainsi, lorsqu’un épargnant est attiré par les marchés financiers, nous lui proposons un accompagnement au choix de ses supports en UC sans pour autant qu’il ne soit enfermé dans une gestion pilotée.

Comment Mutavie s’est adaptée à la réglementation PRIIPs ?

Par la mise en place de supports d’information destinés à l’avant-vente : document d’information clé concernant le contrat et document d’information spécifique pour le support en euros et certains modes de gestion. Ils sont disponibles également sur notre site. Afin d’accompagner le déploiement de cette nouvelle réglementation, nous avons également mis en place un guide explicatif à destination des réseaux.

Des voix appellent à la refonte du règlement, quelle est votre position ?

L’objectif initial de cette réglementation était d’uniformiser l’information précontractuelle remise aux investisseurs non professionnels et d’assurer la comparabilité des différents produits financiers. Un premier constat : l’ensemble des acteurs n’a pas été concerné de façon uniforme puisqu’un régime d’exemption a été mis en place concernant les sociétés de gestion – la comparaison inter produit se trouve donc limitée. Un deuxième constat est que cette information vient s’ajouter à l’information précontractuelle déjà existante (et abondante) : encadré, note d’information, fiche d’information DDA... si bien que l’assuré se retrouve noyé dans un flot d’informations parfois redondantes. Dernier constat : le format des documents PRIIPs et leur contenu (notamment tableaux de coût et scénario de performance) ne sont pas à la portée de tous les investisseurs et sont souvent mal compris. Une simplification de l’information précontractuelle semble donc nécessaire.

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