Parole d'expert

Réduire le risque de sinistre : ce que prouve un semestre de données sur la sécurité des motards

Publié le 3 septembre 2026 à 10h21

Publirédactionnel   La Tribune de l'Assurance  Temps de lecture 4 minutes

Les deux-roues motorisés ne représentent que 2 % des usagers de la route, mais concentrent 22 % des accidents mortels et 34 % des blessés graves. Née à Toulouse en 2016, Liberty Rider s’est imposée comme référence de l’eCall moto avant de franchir, en novembre 2025, une nouvelle étape avec Copilot, système d’alertes contextuelles développé aux côtés de sept assureurs franco-belges. Six mois après son lancement, les premiers résultats du dispositif méritent l’attention du secteur.

L’accidentologie du deux-roues motorisé n’a que peu évolué depuis une décennie, avec des conséquences disproportionnées en gravité. Face à ce constat, la réponse assurantielle s’organise et cherche des moyens de prévention. Liberty Rider propose une approche unique : agir en amont, au moment où le risque se forme, plutôt que d’en gérer les seules conséquences.

Dix ans de terrain au service de la prévention

Depuis 2016, Liberty Rider a bâti son expertise sur la détection automatique de chute et l’alerte aux secours en moins de cinq minutes. Fort de ses 2,5 millions de téléchargements et 2,6 milliards de kilomètres roulés avec l’application, le savoir-faire de la start-up n’est plus à prouver. Cette base de données terrain a permis de développer Copilot, lancé en novembre 2025 avec Allianz, Caisse d’épargne, Matmut, Maif, Mutuelle des motards, Ethias et Axa Passion. Le système délivre six alertes contextuelles – zones accidentogènes, intersections dangereuses, routes sinueuses ou glissantes, météo, dénivelés, fatigue – organisées du danger immédiat à la simple recommandation. Ambition à l’horizon 2030 : diviser par deux le taux d’accidents, avec un objectif d’un accident détecté tous les 600 000 km, contre 300 000 km aujourd’hui.

Six mois de données : des alertes qui modifient le comportement

Entre le 26 novembre 2025 et le 31 mai 2026, Copilot a délivré 376 528 alertes à près de 26 000 motards, sur plus de 700 000 trajets en France et en Belgique. Interrogés dans l’application, les utilisateurs jugent l’alerte utile dans 71,4 % des cas, et 95,6 % déclarent une réaction concrète – ajustement de la vitesse pour près des deux tiers d’entre eux. Une enquête de satisfaction dédiée confirme cette adhésion, avec une note globale de 8,52/10 et un NPS de +58,4. La donnée la plus significative pour le secteur reste toutefois comportementale. En comparant, au même endroit, un motard équipé de Copilot à un motard témoin non alerté, les capteurs mesurent, dans les cinq secondes suivant une alerte, une hausse du taux de freinage de 39 %, une hausse du freinage marqué de 44 %, et un temps de réaction amélioré de 16 %. L’alerte ne se contente donc pas d’être perçue comme utile : elle modifie mesurablement le geste de conduite face au danger. C’est cette preuve comportementale qui valide l’hypothèse de départ du projet.

Un partenaire de référence pour les assureurs

Cette innovation a été distinguée par l’Argus d’Or 2026, catégorie assurance dommages particuliers, décerné à BPCE assurances et Liberty Rider Copilot. Une distinction qui souligne l’importance de la prévention dans l’assurance, et salue la mission que se sont donnée les équipes de protéger les usagers de deux -roues.

Une nouvelle année de déploiement

Six mois de données, sept partenaires assureurs et une preuve comportementale     mesurable : Copilot passe du statut d’expérimentation à celui d’outil de prévention documenté. Une conviction plus large s’en dégage : mise au service de la prévention, la donnée peut changer l’issue d’un trajet. Motard après motard, ride après ride, la start-up et ses partenaires continuent le suivi et l’amélioration de ce projet. Le prochain rendez-vous est fixé en novembre 2026, pour le premier anniversaire de cette innovation ; l’occasion de regarder dans le rétroviseur le chemin parcouru et les progrès continus de cette initiative. Chaque accident évité est un sinistre qui n’aura jamais eu lieu, une famille épargnée — et c’est peut-être là, avant tout chiffre, la plus belle promesse de ce projet : prévenir au lieu de guérir.

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