Malakoff Humanis

L’impact de la crise sur les dirigeants de TPE-PME

Publié le 9 juin 2021 à 8h00

Guillaume Allier

Après avoir évalué les effets de la crise sanitaire et des différents confinements sur la santé des salariés, le « Comptoir de la nouvelle entreprise » de Malakoff Humanis a analysé l’impact de cette situation inédite sur les dirigeants des TPE-PME et la manière dont ils y ont fait face.

Guillaume Allier
journaliste

Ainsi, 82 % des interrogés ont déclaré être en bonne santé. Un chiffre en baisse de 4 points par rapport à 2016, mais qui reste très élevé, et nettement supérieur aux salariés du privé (68 %). Toutefois, certains indicateurs, tels que le stress ou les pratiques addictives, font apparaître une réalité plus nuancée. En effet, ces mêmes dirigeants, qui disent privilégier un mode de vie sain (82 %) et une activité sportive régulière (68 %), sont plus nombreux à fumer (32 %, contre 24 % en 2016), et 17 % consomment de l’alcool tous les jours ou presque. À titre de comparaison, 23 % des salariés du secteur privé sont fumeurs, et 7 % déclarent consommer de l’alcool tous les jours ou presque. Les dirigeants sont aussi 48 % à se trouver plus stressés et 37 % plus fatigués. Une situation qui trouve notamment son explication dans le changement de rythme (pour 40 % des dirigeants) et le manque de visibilité économique (44 %) depuis le début de la crise sanitaire.

L’étude relève également que la moitié des dirigeants a consulté un médecin généraliste en 2020 : un chiffre en baisse de 14 points par rapport à 2016, et inférieur de 30 points par rapport aux salariés. Et environ un sur dix s’est vu prescrire un arrêt maladie (contre 36 % pour les salariés), dont un tiers du fait de la Covid-19. En dépit de cette prescription médicale, 33 % des dirigeants ont continué à travailler, déclarant ne pas pouvoir se permettre de s’arrêter.

Enfin, autre paradoxe mis en évidence : le niveau de confiance des dirigeants reste élevé en dépit de la crise, que ce soit pour leur vie personnelle (88 %) ou l’activité de leur entreprise (74 %), alors que seul un tiers d’entre eux se dit confiant pour l’avenir du pays, et que plus de la moitié a vu l’activité de son entreprise ralentir, voire s’arrêter (pour 10 %).

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