Fort du succès de son plan stratégique 2023-2026, le groupe mutualiste aux près de 10 000 collaborateurs et aux 6 Md€ de revenus redouble d’ambition pour sa future feuille de route.
Cap sur 2030 ! « Notre plan stratégique s’achève et tous les objectifs fixés ont été atteints. On va boucler l’année à plus de 6 Md€ d’activité, en conquête de plus de 250 000 nouveaux sociétaires sur la durée du plan et avec une solvabilité confortable », résume Pascal Demurger, l’emblématique DG du groupe Maif, à la barre de la mutuelle depuis 2009. L’explosion de la collecte en épargne-retraite figure en bonne place des principaux faits d’armes du groupe mutualiste sur la période. À 1,3 Md€ de revenus, Maif vie a crû de 50 % l’an dernier ! Mais au-delà d’un développement vie qui a bénéficié à tout le marché, c’est sur son cœur de métier de l’assurance IARD des particuliers que les résultats de la mutuelle impressionnent le plus. Avec un ratio combiné installé dans la durée sous la fatidique barre des 100 points, la Maif ne s’est pas contentée d’une discipline de souscription tatillonne puisqu’elle a réalisé un chiffre d’affaires IARD de 4 Md€ l’an dernier, en hausse de 10 %.
Partage de la valeur
Adepte du partage de la valeur, le groupe mutualiste entend faire bénéficier de ses bons résultats et de cette dynamique de croissance à la fois le bas de bilan de l’entreprise, ses salariés et son sociétariat. « Compte tenu de la charge de sinistres climatiques 2026, qui sera supérieure à l’exercice record de 2022, le marché anticipe des hausses tarifaires comprises entre 5 et 8 % en MRH. Maif sera largement en dessous », illustre par l’exemple Pascal Demurger. Alors que le nouveau plan stratégique 2027-2030 sera présenté aux salariés dans les prochaines semaines, le directeur général laisse entrevoir quelques pistes : « En plus de la croissance organique et de la conquête, dans la droite ligne du précédent plan stratégique, le groupe mettra l’accent sur la satisfaction client et la diversification de ses activités. »
Après quatre ans dans le giron du groupe Maif, Smacl, l’assureur des collectivités, qui accumulait les pertes (200 M€ en 2024), a retrouvé le chemin des bénéfices l’an dernier (10 M€). « Au prix d’un très gros travail sur les portefeuilles, les garanties, la politique de souscription et le provisionnement, Smacl est désormais inscrite dans un contexte de rentabilité durable », selon Pascal Demurger qui anticipe 30 M€ de bénéfices pour l’exercice en cours. Reste l’écueil de la garantie émeutes que le DG du groupe Maif entend davantage mutualiser : « Le marché d’assurance des collectivités n’étant pas assez large pour y faire face. » Une problématique revenue sur le devant de la scène à l’occasion du mouvement social et lycéen de la rentrée 2026 – avant même que le nouveau régime de garantie obligatoire des émeutes prévu par la dernière loi de finances ne soit opérationnel.