En dépit du contexte de crise sanitaire et de taux négatifs, La Banque postale affiche un bénéfice de 4,15 Md€ au titre de l’exercice 2020. Un résultat résilient grâce notamment à l’intégration de CNP assurances voilà tout juste un an. La Banque postale entend s’appuyer sur sa filiale pour monter en puissance dans l’assurance, ainsi qu’au niveau international.
journaliste
2020 aura été une année inédite à plus d’un titre pour La Banque postale entre la pandémie, les taux bas et le rapprochement avec CNP assurances intervenu le 4 mars. La fusion absorption de cette dernière s’est traduite par l’intégration de ses résultats sur dix mois, à concurrence de 3,4 Md€. L’absorbante affiche ainsi un résultat net 2020 de 4,15 Md€ contre 780 M€ en 2019. Surtout, elle a accéléré la diversification de ses activités en direction de l’assurance avec un business mix désormais composé de 64,5 % d’activités bancaires et de 33,4 % d’activités d’assurance.
A la suite de l’intégration de CNP assurances dans le périmètre de consolidation de LBP, le produit net bancaire du pôle assurance atteint 2 582 M€ et le chiffre d’affaires qui en est issu ressort à 24,73 Md€, dont 4,1 Md€ en assurance emprunteur et 20,7 Md€ en épargne/retraite (52 % en unités de compte et 48 % en euros). Le plan stratégique de LBP prévoit entre autres la transformation volontariste des encours en assurance vie avec pour objectif d’atteindre un taux d’UC proche de 30 % d’ici 2025.
Comme l’a déclaré Philippe Heim, président du directoire, lors de la présentation des résultats : « La Banque postale entend réaliser avec CNP assurances le plein potentiel d’un modèle de bancassurance multipartenarial et international. » De fait, CNP assurances a renouvelé en décembre dernier, pour vingt-cinq ans, son partenariat avec la Caixa Economica Federal au Brésil.
En assurances dommages aux biens, prévoyance et santé (hors CNP), LBP affiche un chiffre d’affaires de 970 M€, dont 400 M€ en IARD (+ 12,7 %), et un ratio combiné net de réassurance de 89,1 % (- 2,3 points/2019).