« April n’a pas attendu l’ANI pour travailler avec les IP »

Publié le 5 décembre 2013 à 8h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h38

Stéphane Tufféry


Lefondateur du groupe April, fervent défenseur de la libre concurrence enassurance collective, revient sur sa stratégie de partenariats avec lesinstitutions de prévoyance.

Aprèsdeux ans de prise de recul, vous faites votre retour aux commandes du groupe. Pour quelles raisons ?

J’ai fait le constat d’une croissance insuffisante en 2012tant en dommages qu’en assurances de personnes. Mon objectif, c’est un retourrapide aux standards du groupe, à savoir une croissance organique de 10 %minimum à l’horizon 2016. J’ai repéré les changements à effectuer pouratteindre cet objectif ambitieux. Pour ce faire, nous allons agir tant sur lastructure et les outils que sur les comportements. Cela prend un peu de temps etles premiers signes du retour à une croissance forte seront visibles dès 2015,puis joueront à plein ensuite.

Pourriez-vous être amené, d’ici là, à nouerdes partenariats avec des groupes de protection sociale en dépit de votrecombat au sein de l’Apac ?

Nousn’avons pas attendu l’ANI pour travailler avec des institutions de prévoyance,des mutuelles 45 et des assureurs à réseaux. L’Apac (Association pour lapromotion de l’assurance collective) n’est pas l’ennemie des institutions deprévoyance, mais la structure qui prône le libre choix. D’ailleurs, nous proposons à un certain nombre de groupes paritaires de porter leursoffres aux entreprises des secteurs d’activité qu’elles couvrent en retraite Agirc-Arrco. Cespartenariats ne sont absolument pas incompatibles avec notre position concernantles accords de branche et les clauses de désignation. Les institutions deprévoyance sont des partenaires naturels et historiques du groupe April et vontle rester. Il ne faut pas tout confondre !

Où enest votre activité de mobilité internationale ?

C’est un segment en forte croissance du fait de lamondialisation. Il représente de l’ordre de 100 M€ de chiffre d’affaires. Ils’agit d’une activité très pointue techniquement où la maîtrise des réseaux desoins est déterminante, car, en l’absence de Sécurité sociale, le remboursementintervient au premier euro ou dollar. Nous disposons aujourd’hui de troisplates-formes de gestion (France, Mexique et Thaïlande) et nous couvrons – enintégrant le portefeuille de l’assurance voyage – plus de 2 millions depersonnes à travers le monde. Notre groupe est très actif sur ce segment. Parnature, et compte tenu de l’éloignement géographique des assurés, notresavoir-faire digital est déterminant tant pour les souscriptions que pour lagestion des prestations. Plus globalement, l’activité internationale contribueà hauteur de 25 % de la marge brute du groupe. Mon objectif est d’atteindre les50 %.

Retrouvez l’intégralité de cet entretiendans notre numéro de décembre.

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