Souvent décrit comme un univers stable, voire traditionnel, le secteur de l’assurance se réinvente tout en restant l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois en France. Les grands défis qu’il doit affronter dans les mois à venir – la révolution technologique, la transition écologique et une grande relève générationnelle – sont autant de leviers pour attirer de nouveaux types de candidats davantage tournés vers l’expertise client que vers la seule maîtrise de produits.
Loin des idées reçues, l’assurance n’est pas un secteur menacé par l’IA ou la robotisation : c’est un secteur qui recrute, qui forme et qui fait évoluer. Or, selon France assureurs, près d’un collaborateur sur trois dans le secteur atteindra l’âge de la retraite d’ici 2030. Un défi de taille pour les compagnies, mutuelles et réseaux de courtage, mais aussi une opportunité sans précédent pour les candidats. Tous les métiers sont concernés : gestionnaires de contrats, souscripteurs, actuaires, chargés d’indemnisation, techniciens d’assurance, mais aussi commerciaux terrain et managers d’équipes.
De leurs côtés, les entreprises anticipent : plans de succession, recrutement d’alternants, campagnes de cooptation… Chez Groupama, Allianz, Maif ou la Macif, les directions RH misent sur la transmission des savoirs et la formation des jeunes générations. Le profil recherché a évolué : on ne recrute plus seulement un «spécialiste produit», mais un profil curieux, empathique, doté d’un réel sens client. L’expérience dans la banque, le commerce ou la relation client est de plus en plus valorisée. Sur le terrain, les recruteurs du secteur de l’assurance s’ouvrent aux parcours atypiques, à la reconversion et à la diversité. Le diplôme reste un repère, mais la capacité d’apprentissage et la maturité relationnelle deviennent décisives.
L’intelligence artificielle : un levier d’évolution, pas de disparition
La technologie, loin de supprimer les emplois, les transforme en profondeur. L’intelligence artificielle, la data et l’automatisation font évoluer les métiers existants tout en en créant de nouveaux : data scientists, experts en cybersécurité, spécialistes expérience client (UX), analystes risques prédictifs…