Alors que l’assurance s’inquiète des conséquences de l’IA générative sur l’emploi, une enquête de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (OEMA) remet en question les discours alarmistes de l’impact immédiat de la technologie sur les métiers du secteur.
Quel est l’impact de l’IA sur les métiers de l’assurance ? Fin novembre, la presse allemande faisait perler une goutte de sueur sur le front du secteur en diffusant l’information selon laquelle le groupe d’assistance Allianz Partners envisagerait la suppression de 1 800 emplois à cause d’un recours croissant à l’intelligence artificielle (IA). Mais devant les fantasmes générés par la technologie, les acteurs du marché français se veulent rassurants. Une étude de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (OEMA) fait même souffler un petit vent d’optimisme. Du moins pour les cinq ans à venir. « Contrairement aux discours alarmistes sur les conséquences de l’IA sur l’emploi, ce travail anticipe une stabilité de l’activité et de l’emploi, voire une hausse des effectifs d’ici 2030 avec l’adoption progressive de l’IA dans le secteur de l’assurance », décrit l’enquête en soulignant quand même la nécessité d’une veille continue pour réévaluer périodiquement les scénarios. « À la hausse ou à la baisse, le nombre de collaborateurs sera in fine la résultante de deux variables : la variation de la productivité d’un côté, celle du volume d’activité de l’autre. Ces deux paramètres combinés laissent ouverts de multiples scénarios possibles pour l’emploi », conclut finalement l’OEMA.
Prise de position
En attendant, certains acteurs ont déjà pris position. À l’image de la Maif, qui continue de clamer qu’aucun emploi existant ne sera supprimé du fait de l’intelligence artificielle générative. Du...