Un an après sa création, la Fédération de l’expertise en assurance (Fedea) entre dans une nouvelle phase. Après avoir structuré la représentation de la profession, la fédération s’installe progressivement comme un acteur central de la gestion des sinistres, sur fond de transformation du métier et d’enjeux climatiques croissants.
L’année 2025 reste marquée par une activité modérée au titre des événements climatiques. Selon les données consolidées de la Fedea, le nombre de missions reçues s’établit à 1,92 million, en recul de 16 % sur un an, qu’elle attribue à « une année relativement calme en termes de sinistralité climatique », déclare Emmanuel Villette, président de la fédération. « Ce n’est pas une contraction du marché, mais une année de conjoncture climatique plus douce », insiste-t-il, rappelant que le haut niveau d’activité est directement lié aux cycles d’événements climatiques.
Dans le même temps, le montant total des dommages expertisés atteint 25 Md€, pour un coût moyen de 10 010 € par sinistre. Un niveau qui confirme le rôle structurant de la profession. « Notre expertise est mobilisée sur les sinistres les plus complexes et à plus fort enjeu », souligne le président. Les experts interviennent ainsi sur environ un sinistre sur deux hors automobile, soit près de 25 Md€ d’enjeux chaque année.
Une fédération qui pèse davantage
La Fedea regroupe désormais dix-huit sociétés (contre treize l’an dernier), représentant environ 11 500 salariés, dont près de 5 000 experts. « Nous parlons aujourd’hui d’une seule voix », rappelle Emmanuel Villette. Cette structuration permet à la fédération de peser davantage auprès des pouvoirs publics et des assureurs. « Nous sommes aujourd’hui régulièrement sollicités pour apporter notre expertise », précise-t-il, notamment sur les catastrophes naturelles et les évolutions législatives.
La capacité à...