Après avoir cumulé les titres en natation, Fabien Gilot a rangé le maillot. Aujourd’hui, c’est sous les couleurs de Unit Group, l’entreprise qu’il a cofondée, qu’il poursuit la compétition. Engagé au Medef, où il préside la commission sport, il reste impliqué dans le mouvement olympique français. Portrait d’un chef d’entreprise carburant à l’endorphine, à la dopamine et à l’adrénaline.
C’est dans les bassins du nord de la France que Fabien Gilot apprend à nager à 7 ans. C’est là aussi qu’il découvre le water-polo, avant de se tourner vers la natation. Repéré par le pôle espoirs, il intègre un internat à Rouen à 13 ans. « Mes parents m’ont laissé partir, mais ils m’avaient mis en garde : “si tu prends ce chemin, ce sera dur, il y aura des déceptions, il faudra t’accrocher”. » En 2005, il rejoint le Cercle des nageurs de Marseille avec qui il réalise une partie de sa préparation aux États-Unis, avec des nageurs comme Camille Lacourt, Florent Manaudou ou encore Frédérick Bousquet. « Nager aux côtés des Américains qui étaient parmi les meilleurs mondiaux nous a permis de nous mesurer et d’observer des concurrents stimulants », rapporte celui qui deviendra le premier capitaine de l’équipe de France de natation. « La natation était alors considérée comme un sport individuel. J’ai eu envie d’en changer la mentalité pour aller vers le collectif, dans le but de faire remonter la France, qui était alors à la 12e place mondiale. »
Si Fabien Gilot affiche un palmarès de vingt-sept médailles internationales, cinq titres de champion du monde et quatre titres de champion d’Europe, c’est le titre olympique décroché à Londres, sur le relais 4 x 100 mètres, qui reste son plus fort souvenir. Mais malgré sa brillante carrière sportive, Fabien Gilot a toujours su que la compétition ne durerait qu’un temps. Il a donc préparé l’après en obtenant un master 2 en management des...