Interview de la semaine

« Le mouvement des assureurs vers les services santé et bien-être est universel »

Publié le 6 mai 2021 à 8h00    Mis à jour le 6 mai 2021 à 9h44

Nessim Ben Gharbia

Alix Pradère (à gauche) et Aliette Leleux

Nessim Ben Gharbia
Journaliste 

Respectivement associée fondatrice d’OpusLine et directrice exécutive d’Accenture France, Alix Pradère et Aliette Leleux reviennent sur les raisons du rapprochement entre les deux cabinets de conseil et dévoilent ses objectifs.

Qu’est ce qui a motivé le rachat d’OpusLine par Accenture ?

Aliette Leleux : Accenture a fait de la santé un axe de croissance stratégique au niveau mondial, avec une forte volonté d’investissement, que ce soit pour renforcer ses compétences dans le domaine de la santé, dans la construction de partenariats technologiques ou métier. Cette stratégie mondiale se décline en Europe et en France. Dans l'Hexagone, nous avons établi le constat que nous étions assez présents sur le secteur, essentiellement sur la partie transformation digitale et innovation, mais moins sur la partie conseil métier, sur l’évolution du secteur de l’assurance et sur les mises en place des nouvelles réglementations. Nous avons donc souhaité nous renforcer sur ce segment prioritaire pour nous, et nous sommes très vite entrés en contact avec OpusLine qui a la particularité d’être positionnée sur l’assurance de personnes et sur la santé, et qui dispose d’une expertise très réputée dans ce domaine. Il y a énormément de synergie entre le positionnement d’OpusLine et celui d’Accenture, le rapprochement s’est donc fait d’une façon assez naturelle.

Quelle plus-value attendez-vous de ce rapprochement ?

Aliette Leleux : Nous éclairons la stratégie de nos clients français et leurs apportons des retours d’expérience sur ce qui s’est développé à grande échelle dans d’autres zones géographiques, notamment autour des technologies, de la data et de l’intelligence artificielle.

Depuis qu’OpusLine nous a rejoint, nous capitalisons sur toutes les expériences que les deux cabinets ont pu avoir à l’étranger. Même si les marchés et les réglementations diffèrent d’un pays à un autre, on voit un mouvement universel vers les services de la part des assureurs dans le domaine de la santé et du bien-être, avec beaucoup d'écosystèmes et de plates-formes technologiques qui se créent partout à travers le monde.

Est-ce que le volet services aux assurés va faire la différence au vue de l’uniformisation des garanties proposées par les assureurs santé ?

Alix Pradère : Demain, deux éléments vont faire la différence en matière de relation assureur assuré. D’abord, le modèle opérationnel de l’assureur qui concerne à la fois la relation client, le modèle de distribution, et toute la performance de gestion, avec notamment l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée. En cela, le secteur a encore beaucoup à faire/investir et doit progresser dans la performance organisationnelle. Dans ce cadre, notre alliance avec OpusLine peut nous permettre de mieux aider les assureurs.

Ensuite, le deuxième aspect concerne l’offre de service et d’accompagnement. Les assureurs ont investi depuis une quinzaine d’années sur ce domaine, d’abord avec les réseaux de soins, ensuite dans le programme d’accompagnement des entreprises dans la santé au travail, ou dans la télémédecine. OpusLine a, depuis sa création, accompagné les assureurs sur ces deux volets.

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