Good Value for Money arrive sur la Toile avec un concept nouveau : celui de prescripteur. Est-il à la hauteur de son ambition ?
La vocation du site Good Value for Money (GVFM) est de répondre aux attentes des particuliers en matière d'épargne. « Le lancement de GVFM est parti d'un constat simple : bon nombre d'investisseurs dans le grand public ont besoin d'être réellement conseillés sur la valeur des contrats du marché, avant de souscrire. Les plates-formes de comparaison traditionnelles répondent d'abord, et efficacement, à une attente de prix bas et, le cas échéant, d'offres promotionnelles », estime Cyrille Chartier-Kastler, président de Facts & Figures, à l'origine de cette initiative. Prenant le contre-pied des comparateurs d'assurance vie, GVFM revendique ainsi un positionnement de prescripteur d'assurance sur le web. « Notre promesse est de proposer un nombre limité de contrats bénéficiant d'un bon rapport qualité/prix sur l'ensemble des dimensions de l'offre », indique Cyrille Chartier-Kastler.
70 critères
Certes, GVFM intègre des critères généralement ignorés par le commun des acteurs de son marché comme le poids de la provision pour participation aux excédents, celui de l'immobilier dans les encours ou encore le poids des obligations souveraines des Piigs. Au total, les produits d'épargne ont été analysés à travers 70 critères. Pour autant, le modèle est très perfectible. Non pas que les frais d'entrée ne soient pas pris en compte. Mais bien car sa volonté de se positionner en prescripteur trouve rapidement une limite liée au fait que seuls les assureurs ayant participé à son appel d'offres peuvent figurer dans son espace d'analyse. Autrement dit, il est impossible de savoir si le produit X est absent du fait d'une mauvaise notation ou bien parce que l'assureur n'a pas répondu au questionnaire.
« GVFM a fait le choix de faire payer l'évaluation des contrats, ce qui a logiquement conduit les compagnies à faire acte de candidatures sur leurs meilleurs produits, en cohérence d'ailleurs avec la promesse du site. Il n'y a pas non plus de surprise concernant les produits aujourd'hui prescrits », nuance Cyrille Chartier-Kastler, qui a toutefois reçu plus d'une centaine de dossiers pour en retenir au final moins d'une vingtaine.
Quid du modèle économique
Du reste, le modèle économique devra faire ses preuves. Car cet espace, qui aura nécessité un investissement de 800 000 €, repose sur la facturation des mises en relation tracées par un tiers de confiance. Dans une moindre mesure, le prescripteur se rémunérera sur la commercialisation de son label "Good Value for Money" que les lauréats pourront utiliser sur leurs supports commerciaux. Par contre, la publicité, arme de rayonnement utilisée sans modération par les comparateurs traditionnels, n'y a droit de cité. « Pour des raisons d'éthique », d'après le fondateur. En se contentant d'échange de bannière avec d'autres sites, l'ambition, d'ici la fin de l'année est tout de même de compter 50 000 visiteurs et 1 000 mises en relation par mois. Suffisant pour inquiéter les concurrents...