Dans un contexte d’assouplissement tarifaire, les grands courtiers cherchent de nouveaux relais de croissance. Et s’équipent pour accompagner leurs clients dans des renouvellements plus hétérogènes, marqués par des risques émergents et un besoin de pilotage accru, que ce soit en IARD ou en assurance de personnes.
L’année 2026 s’est ouverte sur des renouvellements orientés à la baisse pour de nombreux risques, après plusieurs années de forte tension. « Les cycles sont difficiles à lire et à comprendre pour nos clients, alerte Philippe Maraux, directeur des placements de Marsh France. L’année 2025 a été intéressante pour eux sur le plan tarifaire, mais intense en matière de négociation avec les assureurs pour nous. Et les cycles se succèdent plus vite : nous étions face à des périodes de cinq à sept ans auparavant, mais nous nous attendons désormais à des cycles plus courts. » François Leduc, directeur général délégué de Verspieren, rappelle que les renouvellements ont été marqués par une compétitivité retrouvée chez les assureurs, mais pas forcément pour toutes les entreprises, en fonction de leur maturité en matière de prévention ou de leur exposition à une sinistralité grave ou récurrente. « Le rôle du courtier est donc clé dans ce contexte et nous avons pu négocier des conditions très compétitives avec des réductions à deux chiffres, dont le premier n’est pas forcément 1. » Chez Marsh, Fabrice Domange dresse également le constat de renouvellements très disputés : « Le marché actuel reste plutôt soft avec une compétition accrue et féroce entre les assureurs qui souhaitent acquérir de nouvelles parts de marché. À nous d’en faire profiter nos clients et de leur apporter les conditions et garanties les plus favorables au meilleur prix, tout en gardant une bonne continuité de leurs programmes d’assurance ainsi que des liens forts avec les assureurs. »