L’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (OEMA) consolide la relation étroite qu’il a nouée avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). Objectif : assurer une complémentarité entre l’observation des remontées terrain dans les organisations et les recherches approfondies conduites par la chaire de psychologie du travail du Cnam, notamment sur l’impact de l’IA sur les postes de travail. Une grille d’évaluation dédiée aux métiers de la vente permet d’esquisser les risques et les opportunités de l’IA pour les commerciaux sur plate-forme. Tour d’horizon et décryptage.
C’est une petite Silicon Valley à la française qui scrute les quarante-cinq métiers constitutifs de la branche de l’assurance. « L’OEMA est un laboratoire de recherche qui s’appuie depuis plusieurs années sur les travaux des chaires du Conservatoire national des arts et métiers et, dernièrement, sur ceux de l’universitaire Marc-Éric Bobillier-Chaumon, titulaire de la chaire de psychologie, annonce Émilie Amisse, secrétaire générale de l’OEMA depuis décembre 2024 (en photo). Son approche conjugue sociologie et psychologie. Par exemple, Marc-Éric Bobillier-Chaumon travaille sur le concept de logique intermédiaire comme le “constructivisme sociotechnique” ; c’est un vocable très technique qui peut paraître éloigné des métiers de l’assurance. En réalité, l’OEMA observe le travail réel dans les organisations et le Cnam mène des recherches approfondies sur ces mêmes dynamiques, notamment les transformations du travail et l’impact des technologies comme l’IA. » Ainsi, l’Observatoire permet aux travaux académiques de trouver un terrain d’application. « Nous nous alimentons mutuellement. L’OEMA sollicite les entreprises de la branche afin d’avoir des remontées terrain pour évaluer comment l’IA s’intègre dans les organisations », poursuit la secrétaire générale. Concrètement, l’universitaire a sollicité l’OEMA dans le cadre d’une réflexion sur l’IA et la santé mentale. « À l’Observatoire, n...