Élu président de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) en mai 2025, François Beaume est aussi directeur des risques et des assurances de Sonepar. Fort d’une expertise en systèmes d’information de gestion des risques, il ambitionne de fidéliser les risk managers de moins de 40 ans grâce au mentorat.
Les études scientifiques seraient-elles idéales pour épouser la profession de risk manager ? La trajectoire de François Beaume, élu président de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) en mai 2025, l’atteste. Le Bordelais se voyait psychiatre mais il a bifurqué vers la biologie avec une spécialité en virologie moléculaire et interactions bactériennes. « J’étais voué à être chercheur, mais l’ambiance dans les laboratoires dans lesquels j’avais pu faire mes stages ne me convenait pas », raconte-t-il. Avant de changer d’orientation, il identifie trois filières : les achats, la supply chain et les risques. « J’ai considéré que les risques avaient une proximité plus forte avec mes études en biologie. La biologie, c’est l’étude du vivant et la nécessité de s’adapter pour survivre et prospérer. Le risk management, c’est exactement la même chose, mais appliqué à l’entreprise. » Il s’inscrit en master à l’Institut du management des risques (IMR) au sein de l’École supérieure de commerce de Bordeaux, devenue depuis Kedge Business School. « La première rencontre marquante a lieu en 2001 pour valider un stage de six mois à la direction des assurances de L’Oréal, avec Michel Rouffiac, directeur des assurances du groupe à l’époque. » Le destin ne frappe jamais par hasard. Michel Rouffiac lui propose de créer le premier système d’information de gestion des risques ...