Dans la course à l’innovation engagée par le secteur de l’assurance en France, l’intelligence artificielle et l’écosystème des start-up sont deux moteurs essentiels. Comment les assureurs traditionnels peuvent-ils s’en saisir ?
« En vue de faire évoluer les besoins opérationnels et d’augmenter les marges, les sociétés d’assurance et les mutuelles n’ont d’autre choix que d’intégrer les dernières tendances technologiques apportées par l’intelligence artificielle (IA) », notifie Alexandre Rispal. Selon le cofondateur et associé d’Hekzé, société de conseil accompagnant les structures en quête de performance ou de croissance et émanation du groupe Grant Alexander, cette appropriation est indissociable d’une réflexion à mener sur la manière de conduire les affaires, dans une approche plus éthique qui peut s’exprimer, par exemple, à l’égard des commissionnements. À propos des courtiers en assurance, Alexandre Rispal considère qu’« ils sont bousculés sur leur modèle, notamment en raison de la digitalisation accrue, et ils sont de plus en plus concurrencés par les porteurs de risques, ce qui leur impose de repenser et d’accélérer leur stratégie, en particulier à l’égard des opérations financières ». Il prend notamment pour exemple les fonds de Private Equity ayant investi dans des cabinets de courtage sur un horizon court (cinq à sept ans) pour des raisons de gestion de la liquidité et des passifs. Alexandre Rispal ajoute qu’« il est incontournable que les porteurs de risques “traditionnels” s’associent à des InsurTech et des courtiers grossistes, car il leur est indispensable d’ouvrir leur distribution à d’autres canaux et de cibler de nouveaux partenariats ». Pour leur part, les InsurTech ont besoin des acteurs historiques afin de procéder à des levées de fonds.