Dette grecque, un an après

Publié le 2 janvier 2013 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h40

R.B.   La Tribune de l'Assurance

Good Value for Money revient en détail sur l'exposition des assureurs vie à la dette grecque à fin 2011. D'après les auteurs, de grands écarts existaient entre les opérateurs. Alors que la plupart des acteurs du marché n'avaient pas - ou quasiment pas - d'exposition sur la Grèce à fin 2011, quelques compagnies, dont Groupama, Maaf vie et Predica, avaient pris de fortes positions sur la république hellénique. Dans le cas du Crédit agricole, «la compagnie a dû passer 4,6 Md€ de dépréciations sur la Grèce et a prélevé 3,7 Md€ sur sa participation aux excédents pour servir des rendements acceptables à ses clients», soulignent les analystes. Groupama, de son côté, a dû passer 1,6 Md€ de dépréciation sur les obligations souveraines grecques. Son prélèvement sur sa PPD (provision pour dépréciation durable) a été de 0,9 Md€. Mais les auteurs insistent sur le fait que ces dossiers sont désormais clos et qu'aucun assureur n'a fait faillite en dépit d'une crise très aiguë. Ce qui pousse les analystes à s'interroger sur la pertinence des exigences quantitatives (pilier 1) de Solvabilité II. Seule certitude, la réforme n'en finit plus de s'enliser. Son entrée en vigueur devrait être, une fois de plus, repoussée.

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