3 questions à Xavier Durtil, associé chez Vertone

Publié le 2 janvier 2013 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h40

Pourquoi les assureurs sont-ils concernés au premier chef par le big data ?

Cette branche d'activité reçoit de ses clients une masse volumineuse de données précises sur leur comportement, foyer, équipement, etc. Il faut, toutefois, apporter à ces données de base une couche d'intelligence. En fait, il s'agit de transformer des données élémentaires en indicateurs marketing utiles. Il faut pour cela mettre en place des processus de gestion de données industrialisés, des spécialistes du marketing et un modèle de distribution capable d'exploiter ces données traitées, ce qui n'est pas le cas des distributeurs traditionnels.

Quel regard portez-vous sur cette technologie ?

Le big data traduit l'avènement de la prégnance de la connaissance client, facteur essentiel d'efficacité commerciale. Les grandes masses de données internes et celles engrangées sur les différentes sources externes constituent de vraies opportunités à gérer.

Selon vous, où en sont les assureurs français en la matière ?

Leur rapport au big data varie selon les cas ; grosso modo, ils sont en retard par rapport à d'autres secteurs et beaucoup reste à faire si les assureurs veulent se différencier. Pourtant, ils n'ont pas de temps à perdre. Sans la capacité à gérer le big data, la part de marché des assureurs risque de s'écrouler.

Propos recueillis par E.M.

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