3 questions à Bruno Chrétien - dirigeant de Factorielles, société de conseil en protection sociale

Publié le 3 mai 2013 à 6h00    Mis à jour le 22 octobre 2015 à 12h40

La mise en avant d'un produit comme les variable annuities vous semble-t-elle opportune ?

Oui, car toute solution d'épargne individuelle susceptible de générer un revenu viager complémentaire pour la retraite est déjà en soi une bonne chose. Aujourd'hui, tous les régimes de base et complémentaire des salariés, mais aussi ceux plus spécifiques des professions libérales, des artisans et commerçants, sont en situation d'urgence. Les solutions négociées jusqu'à présent ne règlent pas le problème. Il s'agit parfois même de simples mesures conservatoires comme en témoigne par exemple l'accord Agirc-Arrco du 13 mars dernier. Et toutes ont pour conséquence de grignoter progressivement les droits établis des assurés.

Mais cette solution d'assurance vie ne s'ajoute-t-elle pas à une liste déjà longue de produits spécifiquement conçus pour la retraite ?

On ne peut en effet qu'être frappé par l'extrême hétérogénéité des dispositifs existants, qu'ils soient de nature collective (articles 83, 39, Perco...) ou individuelle (assurance vie, Perp, Madelin, etc.). La boîte à outils déborde et on ne sait pas toujours si on pioche le bon instrument ! Il y aurait à mon sens déjà beaucoup à faire pour optimiser ce "matériel" retraite. Ceci étant, mon expérience professionnelle me permet d'affirmer qu'il est indispensable d'orienter les futurs retraités vers des systèmes qui aliènent, au moins en partie, leur capital et les force à préserver leurs revenus futurs.

Les variable annuities vont-elles dans ce sens ?

Oui, dans la mesure où elles ont pour principe de garantir un revenu à vie. En revanche, leur caractère complexe peut être un frein à la souscription et elles nécessitent de la pédagogie de la part des distributeurs.

Propos recueillis par L.D.

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