Pour voyager sans payer l’hébergement, ni parfois même la voiture, l’échange de logement est séduisant. Mais pour que les vacances ne virent pas au casse-tête, mieux vaut vérifier ses assurances et ses responsabilités avant de remettre les clés.
L’idée d’échanger son logement le temps des vacances est née dans les années 1950 aux États-Unis. Cette pratique s’est depuis développée dans le monde entier, et de plus en plus de Français se laissent tenter par cette formule financièrement avantageuse. Le site HomeExchange, qui revendique 80 % de parts de marché en France, annonce avoir réalisé 408 000 échanges en 2024, en hausse de 43 % par rapport à 2023. Et en juillet et août derniers, la plate-forme annonce avoir enregistré 193 330 échanges, en progression de 38 % par rapport à l’été précédent.
Dans la grande majorité des cas, tout se passe bien. Mais pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut s’assurer d’être correctement couvert. L’échange de logement peut être effectué aussi bien par des propriétaires que par des locataires, sous réserve d’en informer leur bailleur. Dans tous les cas, il est recommandé d’établir un contrat d’échange qui permettra notamment de vérifier que, de part et d’autre, les assureurs sont informés de l’opération et qu’ils prendront en charge d’éventuels dommages. « Nos contrats d’assurance multirisque habitation couvrent l’échange de logement », assure Hélène Queffeulou, responsable produits de particulier chez MMA, qui conseille de toujours vérifier que c’est bien le cas et d’informer son assureur du futur échange.
Chez MMA, un assuré est automatiquement couvert s’il séjourne dans un logement en échange, sans déclaration préalable sur une période limitée à quarante-cinq jours. En revanche,...