Après plusieurs déploiements réussis dans les secteurs de l'assistance et de l'IARD, la start-up française Eyst (dont la solution SaaS d'indemnisation fléchée lui a permis de lever 1,7 million d'euros en octobre 2025 et de signer des partenariats avec 4 grands noms de l'assurance, dont Generali) poursuit son expansion dans le secteur de l'assurance avec le lancement dévoilé d'une expérimentation aux côtés de Groupama. Celle-ci permettra aux assurés de bénéficier de cartes virtuelles de paiement fléché afin de prendre en charge leurs dépenses de médecine douce.
La prise en charge de la médecine douce constitue aujourd'hui un véritable défi opérationnel pour les acteurs de l'assurance et les complémentaires santé. Entre l'avance de frais demandée aux assurés, la multiplicité des formats de justificatifs transmis, les contrôles manuels chronophages et les délais de remboursement parfois importants, ces garanties concentrent de nombreux irritants dans le parcours client. À cela s'ajoute un risque de fraude particulièrement élevé, lié notamment à la difficulté de vérifier l'authenticité et la conformité des factures émises par des praticiens aux statuts et pratiques très variés.
C'est pour répondre à ces enjeux qu'Eyst a déployé dans le cadre d'une première expérimentation avec Groupama ces cartes virtuelles de paiement entièrement pilotées par les règles métiers de l'assureur.
Ces cartes offrent l'avantage d'être fléchées exclusivement vers des professionnels de santé référencés (kinésithérapeutes, ostéopathes et autres praticiens partenaires) et ne peuvent être utilisées qu'à l'intérieur du cadre prévu par le contrat de l'assuré. Cette approche permet non seulement de supprimer l'avance de frais pour le patient, mais aussi d'automatiser une partie importante des contrôles, de mieux maîtriser les flux financiers et de sécuriser les remboursements dès l'acte de paiement.
Au-delà d'un parcours simplifié pour l'assuré et d'une expérience utilisateur plus fluide, la technologie développée par Eyst et déployée dans le cadre de cette expérimentation adresse également plusieurs enjeux structurels pour les acteurs de l'assurance et les complémentaires santé en matière de gestion de la médecine douce et permet :
- une réduction significative du risque de fraude : le paiement étant directement fléché vers un professionnel référencé et encadré par des règles de gestion prédéfinies, le risque de fausses factures, de doublons ou de prestations fictives est fortement réduit. L'assureur garde ainsi la maîtrise complète des flux financiers tout en limitant les contrôles a posteriori.
- une automatisation massive des opérations de gestion : la technologie développée par Eyst permet également d'automatiser une large partie des opérations administratives habituellement nécessaires au traitement des remboursements. Le rapprochement entre le bénéficiaire, le contrat et les plafonds de garantie est effectué une seule fois au moment de l'émission de la carte virtuelle, puis piloté automatiquement tout au long de l'année de couverture. Résultat : jusqu'à 80% de charge manuelle en moins estimée sur la gestion de cette garantie par rapport au fonctionnement traditionnel.
- de redonner de la visibilité au rôle de l'assureur : la solution déployée par Eyst permet de recréer un lien tangible entre l'assureur et le service rendu aux yeux de l'assuré. Intégrée directement dans le wallet mobile de l'assuré (Apple Wallet ou Google Wallet), la carte virtuelle de paiement aux couleurs de Groupama matérialise concrètement la prise en charge. Ainsi, là où les remboursements bancaires classiques tendent à invisibiliser l'action de l'assureur, cette approche permet de réincarner le service fourni dans le quotidien du client.
Déjà déployée auprès d'acteurs de l'assistance et de l'IARD en France, en Allemagne, en Suisse, au Royaume-Uni et en Espagne, Eyst entend accélérer le développement de ses usages dans l'assurance santé et plus largement dans tous les scénarios nécessitant des paiements dirigés, contrôlés et instantanés. La startup prévoit une dizaine de nouveaux déploiements en Europe d'ici fin 2026.
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