(AOF) - Selon un sondage inédit réalisé par Odoxa pour Generali France à l’occasion du point presse organisé au Ballon Generali en lien avec la Journée Météorologique Mondiale 2026, 56% des Français déclarent avoir déjà subi un dommage lié à un événement climatique affectant leur logement ou leurs biens. Une exposition directe qui installe durablement la météo et le climat au cœur des préoccupations quotidiennes, sans pour autant se traduire par un sentiment de préparation suffisant face aux risques à venir.
Cette enquête a été réalisée par Odoxa pour Generali auprès d'un échantillon de 1 005 Français, interrogés par internet les 18 et 19 février 2026, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
L'étude met en évidence une réalité largement partagée : les Français sont désormais massivement confrontés à des dommages climatiques. Elle permet de qualifier les événements les plus souvent à l'origine de ces dommages :
- les tempêtes et vents violents (41%),
- la grêle (30%),
- la sécheresse et le retrait-gonflement des argiles, responsables de fissures dans les logements (16%),
- les inondations (15%).
Des événements plus rares, mais néanmoins significatifs, sont également mentionnés : incendies de végétation, coulées de boue et glissements de terrain.
Ces résultats confirment que les risques climatiques touchent en priorité l'habitat et les biens, avec de fortes disparités territoriales, avec certaines régions plus exposées.
La météo, un réflexe quotidien et un véritable système d'alerte
La météo est devenue un repère central du quotidien des Français.
Près de 6 Français sur 10 consultent les prévisions chaque jour et 81% presque tous les jours. Cette attention portée à l'information météorologique s'est renforcée au fil du temps.
Lorsqu'un événement climatique extrême survient, les Français s'informent à la fois via les médias traditionnels et les outils numériques, dans des proportions équivalentes.
La télévision reste le premier canal d'information, devant les sites internet, la radio, les alertes sur smartphone, les applications météo et les réseaux sociaux.
Les dispositifs de vigilance jouent par ailleurs un rôle central : 9 Français sur 10 déclarent prêter attention aux alertes de Météo‑France et 82% adoptent au moins une mesure de protection en cas d'alerte, comme éviter de prendre leur voiture, protéger leurs biens ou limiter leurs déplacements.
La météo s'impose ainsi comme le premier signal d'alerte face aux risques climatiques.
Un décalage entre vigilance et préparation réelle
Si l'information et l'alerte sont désormais bien intégrées, la préparation sur le long terme reste insuffisante.
Seul un Français sur deux (51%) estime aujourd'hui être préparé à faire face à des événements climatiques extrêmes. Ce sentiment de vulnérabilité est particulièrement marqué chez les plus jeunes et chez les personnes qui se sentent moins bien informées.
Pour se prémunir contre ces risques, les Français expriment un besoin clair d'accompagnement et de confiance envers des acteurs identifiés.
Les scientifiques, les collectivités locales et les assureurs sont cités en priorité, 53% déclarent faire confiance à leur assureur pour les aider à anticiper, prévenir et mieux gérer les conséquences des risques climatiques.
"Dans un contexte où les événements climatiques font désormais partie du quotidien, notre responsabilité d'assureur est d'aider les Français à passer de la réaction à l'anticipation. Cela passe par davantage de prévention, d'information utile et de solutions concrètes pour mieux s'adapter dans la durée", déclare Simon Blaquière, directeur du Generali Climate Lab.