(AOF) - Près d’1 entreprise sur 2 estime avoir amélioré sa gestion des risques malgré l’instabilité, montre le baromètre QBE-Opinion Way dévoilé ce mercredi à l'occasion des rencontres de l'AMRAE 2026. Les PME et ETI françaises n'ont jamais été aussi nombreuses à se dire mieux armées face aux risques : 48% estiment aujourd'hui les gérer plus efficacement qu'en 2024.
Un signal encourageant dans un environnement pourtant marqué par l'instabilité politique, la pression réglementaire et la montée des risques cyber, qui continuent de peser sur les décisions et la compétitivité des entreprises.
Dans le même temps, la multiplication des risques s'impose comme une nouvelle norme. 86% des PME et ETI déclarent faire face à au moins deux risques simultanément, confirmant que l'exposition multiple n'est plus marginale mais structurelle pour les entreprises.
Le top 3 des risques rencontrés par les dirigeants reste stable. Les risques humains arrivent toujours en tête (75 %). Viennent ensuite les risques de marché (66 %), puis les risques réglementaires (58 %), en forte hausse (+21 points en 3 ans). Cette progression traduit la complexification du cadre réglementaire et normatif qui pèse de plus en plus dans le quotidien des dirigeants, tant en matière d'organisation que de coûts de mise en conformité. Pour autant, même si les évolutions législatives figurent parmi les principales inquiétudes des entreprises, les régulations européennes sur l'IA et la cybersécurité (IA Act, NIS2) sont bien accueillies par 60 % des dirigeants de PME et ETI. Un décalage qui traduit une attente forte : non pas moins de règles, mais des règles plus lisibles, plus stables et plus prévisibles.
Dans un contexte incertain, les risques pesant sur les entreprises s'intensifient, le risque cyber occupant une place centrale : 36 % d'entre elles se déclarent exposées à des risques immatériels liés à la cybersécurité.
Cette étude a été réalisée par téléphone entre le 2 et le 31 octobre 2025 auprès d'un échantillon de 301 dirigeants, DAF, responsables en gestion de risques, d'entreprises privées de 50 à 4 999 salariés.