(AOF) - Selon les conclusions de la huitième édition du baromètre QBE, en 2024, 89% des entreprises doivent gérer au moins deux types de risques, un chiffre record depuis le lancement de ce baromètre en 2017. Parmi ces préoccupations, les risques humains occupent une place prépondérante, inquiétant 77% des entreprises. Cette forte préoccupation s'explique en grande partie par la perception toujours importante des arrêts maladie et des accidents du travail pour 65% des dirigeants.
En parallèle, les risques psychosociaux augmentent légèrement, avec une hausse de 2 points par rapport à 2023. Le phénomène est accentué par un niveau toujours élevé des taux de démission des collaborateurs-clés, qui s'établit à 47% cette année.
Par ailleurs, les entreprises doivent également faire face aux risques de marché, qui préoccupent 67% des dirigeants, et aux risques matériels, source d'inquiétude pour 57% d'entre eux.
Enfin, la moitié des entreprises se disent confrontées à des risques financiers. En première cause, l'inflation, qui touche 45% des entreprises (+8 points par rapport à 2023), suivie de la variation des taux d'intérêt à 26% (+9 points), et des difficultés de financement à 20% (+7 points).
L'IA comme source d'inquiétudes
Les dirigeants considèrent les cyberattaques comme le principal risque immatériel pour leur entreprise, à hauteur de 30%, suivies par les atteintes à la réputation et les risques sanitaires. Malgré cela, 88% d'entre eux se déclarent globalement confiants dans leur capacité à gérer ces menaces, un chiffre qui monte même à 100% pour les grandes ETI.
Pourtant, 54% des entreprises ont renforcé leur dispositif de cybersécurité, notamment influencées par le contexte géopolitique instable. Elles sont désormais 98% à avoir mis en place au moins une mesure, en investissant principalement dans des programmes de sensibilisation des collaborateurs (78%) et dans la sécurisation des données critiques hors réseau (63%). 10% des dirigeants affirment même avoir mis en place toutes les mesures énoncées.
L'intelligence artificielle se révèle également source d'inquiétude pour les entreprises l'ayant intégré dans leurs processus : presque 1 dirigeant sur 2 (49%) craint les risques de sécurité, et 30% redoutent une atteinte à la confidentialité des données clients. Pour contrer cela, et garantir la sécurité, ils sont 24% à avoir mis en place des mesures restrictives.