La déferlante IA modifie les processus de recrutement et de formation. Profils techniques ou pas, tous les candidats doivent désormais montrer patte IA devant les recruteurs. Du à l’exploitation de données massives, elle est devenue l’enjeu essentiel des départements RH. Quelles sont les compétences les plus recherchées ? Comment évaluer la connaissance en IA des candidats ? La Tribune de l’assurance se penche sur l’évolution la plus notable du marché de l’emploi.
L’IA tisse sa toile et s’installe progressivement dans les processus opérationnels quotidiens. Les gestionnaires de sinistres utilisent des systèmes capables d’analyser automatiquement des photographies de dommages. Les souscripteurs s’appuient sur des outils d’aide à la décision alimentés par des modèles prédictifs. Les équipes conformité exploitent des algorithmes de détection des anomalies et des fraudes. Les conseillers clientèle expérimentent des assistants conversationnels capables de générer des synthèses ou de préparer des réponses personnalisées. De réputation, les assurances sont parmi les activités les plus utilisatrices d’IA. Elles embrassent cette technologie et comptent, pour ce faire, sur leurs nouvelles recrues. Mais de quelles compétences ont-elles besoin au juste ?
Ce qu’il faut remarquer en premier lieu, c’est l’établissement d’une culture IA dans les entreprises, comme chez Axa et Allianz. Les deux groupes proposent à l’ensemble de leurs collaborateurs des formations en IA allant du prompting à l’exploitation de données. Il est désormais recommandé aux candidats de comprendre la logique et les grands principes du fonctionnement des modèles d’intelligence artificielle. Il est aussi nécessaire de savoir utiliser des outils génératifs dans un cadre professionnel tout en gardant l’esprit critique pour être capable d’évaluer la pertinence d’un résultat produit par une IA. De manière plus poussée, il peut être aussi demandé à des profils plus techniques de savoir identifier les risques liés aux biais algorithmiques, de maîtriser les enjeux de confidentialité et de protection des données et/ou de connaître les limites des systèmes automatisés.