Dans les marchés structurellement tendus de la santé et de la prévoyance collective, les groupes paritaires ont tenu leurs équilibres en 2025. Après plusieurs années de redressement et de souscription encadrée, les bons résultats de l’an passé ouvrent désormais la voie à de nouvelles phases de conquêtes commerciales.
« Nous sommes définitivement sortis de la période qu’a connue Malakoff Humanis entre 2019 et 2022 et de la nécessité de redresser les équilibres techniques du fait de l’arrivée d’Humanis dans le groupe », résumait Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis, lors de la présentation à la presse des résultats du groupe paritaire. Il faut dire que les dernières années avaient été agitées pour l’ensemble du marché de la santé et de la prévoyance collective. Dans un contexte de dérive de la sinistralité saupoudré de taux bas, de concurrence acharnée et de résultats techniques sacrifiés sur l’autel du développement commercial, les groupes paritaires avaient puisé dans le bas de laine des résultats financiers pour tenir le coup. Mais depuis trois ans, le redressement général opéré par le marché, associé à la séquence de remontée des taux, a changé la donne. L’an passé, Malakoff Humanis a pu faire valoir un ratio combiné global de 100,1 % en santé-prévoyance, égal à celui de l’année précédente. Un équilibre presque trop favorable pour le groupe de protection sociale qui s’impose un taux de redistribution minimum de 84 %. D’ailleurs, pour être dans les clous du marqueur de la nouvelle raison d’être, « partager pour protéger », Malakoff Humanis n’a pas hésité à rendre 30 M€ à ses assurés en santé individuelle. « Le taux de redistribution allait être trop bas et nous avons pris la décision de redistribuer un mois de cotisations. C’est l’équivalent de 15 % des résultats du groupe », fait valoir Thomas Saunier. Un résultat qui, pour l’ensemble des activités d’assurance de Malakoff Humanis, atteint 231 M€, en hausse de 9,5 % l’an passé.