L’assouplissement du marché des grands risques se poursuit sur fond de concurrence accrue, mais l’hétérogénéité persiste en fonction des lignes et des risques.
Pour la deuxième année consécutive, l’assouplissement du marché est à l’œuvre. Toutefois, ce mot d’ordre global cache des disparités. « La campagne est orientée à la baisse, mais cette tendance est à nuancer selon les lignes et les risques », résume Julien Guénot, directeur France d'Axa XL. Au moment de dresser l’état du marché de l’assurance, Nick Dussuyer, son homologue chez WTW, formule de son côté : « L’année 2025 a confirmé une recomposition en profondeur du marché de l’assurance, avec l’émergence de dynamiques de plus en plus différenciées selon les lignes de couverture. » La notion même d’assouplissement est donc à prendre avec des pincettes. « Le marché reste cyclique, comme à l’accoutumée, mais il ne peut pas être qualifié de globalement "soft"», développe Richard Deguettes, directeur commercial grands comptes IARD de Howden France. Les renouvellements au 1er janvier 2026 ont révélé une forte hétérogénéité selon les lignes de business.
« On observe un appétit marqué des assureurs pour les risques simples et peu sinistrés, tandis que, pour les risques complexes, les niches, les zones exposées, et les capacités se raréfient, et les hausses tarifaires sont plus significatives. Pour certains grands risques, l’accès à l’assurance devient particulièrement difficile », précise Richard Deguettes. Du côté des entreprises, « les clients recherchent davantage d’anticipation, de stabilité et de prévisibilité », ajoute-t-il. Et les risk managers repensent leurs programmes face à...