Face à une fraude protéiforme et structurée, la coopération entre les acteurs est indispensable. L’appui des entreprises innovantes dans l’analyse de la fraude documentaire devient incontournable.
Fin janvier, Christian Acknin, le directeur général de Santéclair, entreprise à mission qui accompagne plus de dix millions d’assurés, a accueilli dans ses locaux la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et l’état-major de l’Agence de lutte contre la fraude à l’assurance (Alfa). Objectif : échanger sur les enjeux opérationnels de la lutte contre la fraude et les abus dans les prises en charge de frais de santé, au regard du projet de loi de lutte contre les fraudes sociale et fiscale. Si les comportements frauduleux des professionnels de santé représentent seulement 12% de la fraude sociale, certains s’inscrivent dans des schémas de fraude en bande organisée. D’où la nécessité d’instaurer une coopération renforcée entre tous les acteurs. Santéclair a donc créé le dispositif Titan, un ensemble opérationnel dédié à la lutte contre la fraude et les abus. Cette task force permet la détection et l’analyse des situations à risque, y compris lorsqu’elles relèvent de schémas frauduleux organisés, la conduite d’investigations approfondies, ainsi que l’instruction des dossiers, notamment en matière de fraude hors réseau, pour le compte de ses clients assureurs, délégataires de gestion. « Il existe des fraudes individuelles liées au contournement de la réglementation, avec la complicité de certains professionnels de santé et qui se matérialisent par exemple par des équipements facturés qui ne correspondent pas...