La souscription de contrats d’assurance vie cumulée à des flux illicites alimente le blanchiment de capitaux. Coficert, un organisme de certification, s’emploie à combattre le fléau de la criminalité financière.
La technologie crédibilise les fraudeurs dotés d’une imagination sans limite. Le groupe mutualiste de protection Aéma (Macif, Aésio mutuelle, Abeille assurances et Ofi Invest) a fait les frais d’une redoutable fraude aux produits financiers. « Il s’agit d’un réseau très organisé qui s’est lancé dans une forme de “pêche au gros” afin de proposer des supports financiers fictifs, détaille Annick Rimlinger, directrice sécurité globale chez Aéma Groupe. Ces fraudeurs ont fait paraître des encarts publicitaires dans différents journaux où ils promettaient des rendements financiers intéressants, suggérant aux personnes de laisser leurs coordonnées pour être rappelées. » Cette fraude présente aussi une dimension technologique avec la création de faux sites Internet. « Les personnes qui prennent contact sont rappelées par de faux collaborateurs qui se disent appartenir à des sociétés existantes. De surcroît, il y a même de faux standards avec SAV. Cette escroquerie peut durer un certain temps, souligne Annick Rimlinger. Les personnes qui souscrivent à ces faux produits financiers touchent des intérêts pendant les premiers mois. Dans la mesure où les entreprises pour lesquelles les fraudeurs usurpent l’identité commercialisent réellement des produits financiers, cela passe inaperçu. Cette fraude semble continuer en 2026, étant donné que d’autres entreprises ont également remonté le même type de fraude. »
Sophistication
La fraude à l’assurance s’immisce (et infuse) dans les réseaux de criminalité...