L'Observatoire citoyen des restes à charge publie les résultats d'une étude menée par le cabinet Asterès au sujet des réseaux de soins. Le cabinet rencense sept plateformes de réseaux de soins distinctes pour un total de personnes assurées estimé à environ 40 millions. Ces réseaux de professionnels régulent contractuellement les tarifs pratiqués apportant, en contrepartie, un certain volume de clients supplémentaires aux professionnels.
Les décotes tarifaires peuvent atteindre jusqu'à 50% du prix moyen du marché. Ainsi, en dentaire, Santéclair parvient à une baisse de prix de 19% en moyenne avec un reste à charge résorbé de 38% soit un gain pour les assurés de 343 euros. En audition, la baisse du prix des prothèses est de 30% en moyenne avec un reste à charge se contractant de 44% entrainant un gain de 821 euros pour les consommateurs. Dans près d'un cas sur dix, le réseau permet même d'annuler intégralement le reste à charge des assurés. En 2015, le réseau Kalivia aurait généré près de 200 millions d'euros d'économies sur l'ensemble des prestations "conventionnées" comparativement à ces mêmes prestations aux tarifs hors réseau. Les réseaux de soins misent également sur le contrôle de la qualité en mettant en avant quatre critères : la sélection à l'entrée, le contrôle "a priori" des plans de soins, le contrôle "a posteriori" visant à détecter les pratiques sous-efficientes et frauduleuses ainsi q'une enquête d'appréciation auprès des assurés.
Source : fnath.org