Stratégie

Garages fantômes : Leocare alerte sur des escroqueries en pleine expansion

Publié le 24 février 2026 à 14h44

Chaque année, près de 250 000 véhicules en France seraient concernés par les arnaques aux garages fantômes. Ces fraudes se traduisent par des véhicules jamais livrés, des usurpations d'identité et des immatriculations frauduleuses. Depuis la réforme du Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) en 2017, le phénomène s’est considérablement amplifié. Leocare, acteur majeur de l’assurance auto digitale, tire la sonnette d’alarme car ces arnaques font des centaines de victimes chaque année et causent plusieurs millions d’euros de préjudices.

Un surcoût supporté tant par les assurances que par les automobilistes.

Certains garages utilisent une façade professionnelle (locaux, numéros de SIRET, site internet) pour tromper des automobilistes attirés par des prix de vente 20 à 30% inférieurs au marché. Seulement voilà, une fois le paiement encaissé, les véhicules ne sont jamais livrés et les faux garagistes envolés.

Ces escroqueries plongent de nombreux Français dans des situations dramatiques (endettement, détresse psychologique) bien que certaines régions soient plus touchées que d'autres. En Île-de-France, les autorités ont ainsi recensé 138 garages fantômes, tandis que dans le département du Var les préjudices s'élèvent à 2 M€.

Pour Leocare, plusieurs indicateurs permettent d'identifier un garage fantôme : un prix défiant toute concurrence ou l'obligation d'un paiement intégral avant même la remise du véhicule sont des signaux d'alertes forts. L'absence d'avis en ligne, ou inversement des commentaires élogieux postés récemment, constituent souvent la signature d'une escroquerie.

En cas d'arnaque, il faut réagir vite car chaque minute compte pour bloquer un paiement. Il est aussi impératif de déposer plainte et de signaler les faits à la DGCCRF. Conserver toutes les preuves (messages, bons de commande, captures d'écran) s'avère alors essentiel pour l'enquête et utile pour activer la garantie protection juridique de son assurance lorsqu'elle existe.

Mise en œuvre en 2017, la réforme du Système d'Immatriculation des Véhicules (SIV) a permis de dématérialiser les démarches d'immatriculation. Cependant la délégation à des acteurs privés des contrôles préalables à l'habilitation a ouvert une brèche largement exploitée par les escrocs. Aujourd'hui, on estime que 10 à 20 % des 34 000 habilitations professionnelles seraient détournées à des fins frauduleuses. 

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