Etudes

Allianz Trade anticipe un nouveau record de défaillances d'entreprises en France pour 2025

Publié le 3 novembre 2025 à 16h11

Allianz Trade, spécialiste mondial de l’assurance-crédit, a publié sa dernière étude sur les défaillances d’entreprises en France au cours du troisième trimestre 2025. 14 438 défaillances ont été enregistrées en France sur cette période, soit une hausse de 5% par rapport au troisième trimestre 2024. La construction et l'hébergement/restauration sont les deux secteurs les plus sinistrés. Sur les douze derniers mois, la dynamique haussière demeure marquée pour les services aux particuliers (+13%), l’agriculture (+13%), les services aux entreprises (+10%) et le transport/entreposage (+9%).

Les grandes entreprises ne sont pas épargnées : au démarrage concentrée sur les plus petites entités (en termes de chiffre d'affaires), la hausse des défaillances s'est diffusée à toutes les tailles d'entreprises.

L'impact des droits de douane sur les faillites pourrait être retardé jusqu'en 2026, avec un risque accru d'effets dominos. Ces droits de douane généralisés imposés par l'administration Trump, qui atteindront un taux effectif de 14% d'ici la fin de l'année, ont un impact hétérogène sur les entreprises. Toutefois, si le commerce mondial ralentit, plusieurs économies ou entreprises fortement dépendantes des exportations pourraient en ressentir les effets.

"Nous nous attendons à un nouveau record de défaillances d'entreprises en France pour 2025. Malgré des signes d'essoufflement en première partie d'année, la tendance à la hausse devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année, et ce pour la quatrième fois consécutive (au moins +2% en glissement annuel, après +49%, +35% et +17% en 2022, 2023 et 2024, respectivement). Le nombre annuel de cas atteindrait au minimum 67 500, soit bien au-dessus des niveaux d'avant la pandémie (+23% par rapport à la moyenne 2016-2019)", explique Maxime Lemerle, responsable de la recherche défaillances chez Allianz Trade.

"Nous prévoyons également un nombre élevé de cas pendant une période prolongée en 2026, en raison de la faiblesse persistante de la croissance économique, qui ne s'accélère que légèrement, et du soulagement limité apporté par la politique monétaire. Cela se traduirait par une baisse limitée à 65 500 cas (-3%), les incertitudes fiscales liées à l'instabilité politique restant des risques importants à la hausse pour ces perspectives, avant une nouvelle amélioration limitée en 2027 (-3% à 63 700 cas)", précise t-il.

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