Etudes

L’épargne en France : un îlot de stabilité qui résiste à l’inflation selon Altaprofits

Publié le 1 septembre 2023 à 16h45

Altaprofits, société de conseil en gestion de patrimoine sur Internet, publie les résultats de la cinquième édition de son « Baromètre de l’épargne en France et en régions », réalisé par Ifop. Il décrypte annuellement le comportement des Français en matière d’épargne avec une analyse par région. L’épargne en France reste un îlot de stabilité qui résiste à l’inflation. Depuis 3 ans, plus de 8 Français sur 10 possèdent au moins un produit d’épargne (84 %). 94 % (+ 1 point vs 2022) d’entre eux ont déclaré y avoir placé de l’argent.

Concernant ces derniers, interrogés sur la meilleure façon de gérer leur épargne dans les prochains mois en cas de hausse ou de maintien de l'inflation à un niveau élevé, près des deux tiers (63%) n'envisagent pas ou peu de toucher à leur épargne, pour la conserver pour des projets futurs. Tandis que 29 % prélèvent de l'argent sur leurs placements, quitte à remettre en cause certains projets, 8 % épargnent davantage pour garantir leur pouvoir d'achat dans le futur en cas de hausse continuelle des prix.

Plus des trois quarts (76%) indiquent qu'ils ne changeront rien à leurs placements sans risque, quitte à ce que le rendement de leur épargne baisse. Ce sont ici surtout les 65 ans et plus qui se montrent les plus réfractaires à changer leur comportement (86%).

De moins en moins d'épargnants placent de l'argent à un rythme mensuel. Ils ne sont que 39% à le faire en 2023, c'est le niveau le plus bas depuis 3 ans (42 % en 2022, 45% en 2021). L'effort d'épargne semble s'être reporté sur un rythme plus espacé, à savoir une fois tous les 2 ou 3 mois, en hausse de + 3 points (21 % cette année contre 18 % l'année dernière).

- 73% des Français possédant un produit d'épargne (+ 1 point par rapport à 2022) déclarent épargner principalement pour pouvoir faire face à un imprévu, alors que l'épargne pour les projets n'est citée que par 44% des épargnants.

Dans les motifs d'imprévu, l'anticipation de situations exceptionnelles, qui avait fait un bond de + 15 points post-COVID-19 pour être citée par 38% des épargnants en 2021, revient à un niveau élevé de 37% en 2023 (après une légère accalmie en 2022, 34%).

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