De l’enquête menée par le Courrier des maires et Smacl assurances auprès de 335 collectivités ressortent huit grandes tendances. Pour leur deuxième année de mandat, les élus locaux, les directeurs généraux des services (DGS) et directeurs généraux adjoints (DGA) des collectivités dressent à 78 % un bilan positif même si 82% estiment ne pas être suffisamment entendus par l’État.
En revanche, 84% des acteurs publics locaux, contre 75 % en 2021, jugent insuffisants les moyens alloués aux collectivités territoriales. La perception du risque climatique s’accroît : 58 % (50 % en 2021) des élus considèrent leur collectivité particulièrement exposée aux risques naturels et climatiques. Aussi, 64 % des acteurs publics intègrent-ils les critères environnementaux dans les appels d’offres. Cependant, l’adoption d’actions concrètes est freinée par le manque de moyens.
Pour 75 % des personnes interrogées, le maire est principal gestionnaire de la politique de prévention des risques. Sans doute du fait de son pouvoir de police et d’élu. Les décideurs territoriaux font preuve d’autocritique : 71% s’estiment insuffisamment formés pour prévenir et traiter les risques et 61% pensent ne pas avoir une bonne culture du risque. Logiquement, 48% d’entre eux souhaitent être davantage accompagnés par leurs assureurs dans la prévention des risques.
Enfin, l’exposition au risque de conflit d’intérêts est sous-estimée : 45% du panel disent mal connaître voire ne pas connaître la nouvelle définition du délit de prise illégale d’intérêts tandis que deux-tiers des élus considèrent faible ou modéré leur niveau d’exposition au conflit d’intérêts. De plus forte culture juridique, les DGS/DGA reconnaissent à 51% avoir déjà rencontré des problématiques liées aux conflits d’intérêts contre 17 % seulement pour les élus.