La Drees publie une étude sur l’évolution des dépenses de santé depuis les années 1950. L'étude indique qu’en soixante-cinq ans, la part de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) dans la richesse nationale a été multipliée par 3,5, passant de 2,5 % du PIB en 1950 à 8,9 % en 2015. Si l’indicateur utilisé par la CSBM a fortement augmenté avec le développement de la Sécurité sociale, de la demande et de l’offre de soins jusqu’aux années 1980, sa croissance s’est ralentie à la suite d’un renforcement graduel de la régulation des dépenses. En effet, cette époque correspond à la période où le poids de la Sécurité sociale fut le plus fort dans le financement de la CSBM (de 50% en 1950 jusqu’à 80% en 1980). Le reste à charge laissé aux ménages, sur la même période, oscille entre 8 et 12%, avec une évolution légèrement en baisse de même pour les dépenses à la charge de l'État. Parallèlement, ces tendances trouvent également une explication avec la hausse tendancielle de +3 points entre 1990 et 2010 du financement de la CSBM par les organismes complémentaires santé (mutuelles, sociétés d’assurances et institutions de prévoyance), qui passe de 10,4 % à 13,4 % de la dépense.
A noter que, l’amélioration du taux de couverture de la population portée par la protection universelle maladie (Puma), applicable au 1er janvier 2016, a beaucoup joué sur ces tendances car les taux n’étaient que de 69% dans les années 80 et de 31% dans les années 60.
Source : drees.solidarites-sante.gouv.fr