Xerfi publie une étude portant sur le marché français de la cybersécurité dans la banque et l’assurance, relevant que ce marché s’est établi à 335 millions d’euros en 2015 et estime qu'il pourrait atteindre 460 millions d’euros en 2018.
Entre 2008 et 2015, l’étude précise que le risque n’a jamais été aussi élevé du fait de la digitalisation des canaux de contact avec les clients se concrétisant par une forte demande de logiciels, matériels et services de sécurisation des systèmes d'information de la part des institutions financières. Les banques et assurances sont devenues particulièrement vulnérables au vol de données personnelles à partir de faux courriels et plateformes téléphoniques. De plus, le recours de plus en plus fréquent à des prestations externalisées de cloud computing ne fait qu’augmenter le risque d’attaque. A ceci s’ajoute, la réglementation, et plus particulièrement, la loi de programmation militaire, qui oblige entre autre à l’ensemble des établissements bancaires à cartographier leurs réseaux et les cloisonner pour éviter la propagation des attaques. Selon l’étude, avec ces nouvelles mesures, les entreprises devront notamment tripler leur budget de sécurité IT ou encore augmenter de 30% les coûts d’exploitation de leurs systèmes informatiques critiques.
De ce fait, Société générale compte dédier 5% de son budget IT à la lutte contre le hacking sur la période 2016-2020, contre 2% aujourd’hui. L’étude indique que ce marché est devenu une aubaine pour les fournisseurs de solutions dont Atos Worldwide, Orange Cyberdefense, Gemalto ou encore DenyAll. Par ailleurs, à l’image du groupe BPCE, la Société Générale teste des cartes à cryptogramme dynamique depuis mai 2016 générant toutes les 45 minutes un nouveau code de sécurité à trois chiffres au dos de la carte. Cette innovation ambitionne de diminuer les fraudes bancaires de 70%. La Banque postale, quant à elle, se tourne vers la biométrie et expérimente actuellement une solution d’authentification par reconnaissance vocale, « Talk to Pay ». Enfin, d’autres banques, comme BNP Paribas, utilisent la technologie du blockchain. Ainsi, sa filiale BNP Paribas Securities Services collabore avec la plateforme de crowdfunding en equity Smartangels pour l’appliquer aux opérations financières des entreprises non cotées.
Source : xerfi.com