10 milliards d'euros : c'est le montant des cotisations en MRH en France 2015
Xerfi publie une étude portant sur l’assurance multirisques habitation face aux nouveaux usages. L'étude indique que les cotisations en MRH ont progressé de 3,5% pour s'établir à environ 10 milliards d'euros en 2015. Cette augmentation serait portée par la croissance de la masse assurable permise par le rebond des mises en chantier et des ventes de logements neufs (+18% en 2015). Selon les experts de Xerfi, cette tendance devrait même se confirmer à moyen terme et aboutir à une hausse des cotisations de 4 à 5% d’ici 2018. Par ailleurs, malgré le fait que la charge des sinistres n’a cessé de progresser ces dernières années, notamment en raison de la fréquence des intempéries, les coûts sont en constante augmentation. Ainsi, les assurances ont remboursé 1,5 milliard d’euros aux victimes des événements climatiques en 2015. De ce fait, pour assurer leur équilibre technique, les acteurs revoient leurs tarifs. Les prix des MRH ont progressé de près de 30% entre 2005 et 2015 et devraient constater une hausse entre 2 et 3% en 2016. En outre, les acteurs cherchent d’autres alternatives. Ainsi chez la Matmut, Xerfi observe un gel de tarifs en MRH pour les formules commercialisées et hors nouvelles taxes pour 2016 et chez Amaguiz une stabilisation des prix pour la moitié des clients en portefeuille, et une baisse jusqu’à 7% pour les autres clients.
Les assureurs traditionnels doivent également faire face à l'émergence des bancassureurs sur le marché de la MRH. En effet, les banques captent plus de 17% des parts de marché en assurance habitation. Pour gérer cette concurrence, les acteurs traditionnels misent sur le digital notamment sur les solutions connectées pour la maison et les nouvelles plateformes de location entre particuliers. Enfin, l'étude souligne que, pour se démarquer, les acteurs pourront aussi améliorer leurs capacités de gestion de la sinistralité afin de fidéliser les clients. En guise d'exemple, l’indemnisation par la réparation en nature figure parmis les pistes identifiées car elle représente aujourd’hui à peine 15% des dossiers de sinistres.
Source : Xerfi (Communiqué de presse du 25 août 2016)