HSBC a annoncé lundi avoir ramené de 48 à 40 dollars son objectif de cours sur le titre Nike, estimant que les prochains résultats trimestriels de l'équipementier sportif pourraient constituer un catalyseur.
Si l'intermédiaire financier juge que le groupe devrait atteindre ses propres objectifs ainsi que les attentes du consensus pour le trimestre clos fin août, il redoute que son équipe de direction adopte un ton particulièrement prudent pour les mois qui viennent.
D'après HSBC, le 2e trimestre devrait être marqué par un ralentissement séquentiel des ventes à mesure que les retombées positives de la Coupe du monde s'estompent, mais aussi par l'impact négatif de la refonte de son canal de distribution numérique en Chine, sans oublier la détérioration accrue de la demande en Europe.
Une pression concurrentielle accrue
Le broker fait par ailleurs valoir que les récentes performances d'acteurs tels que Salomon, On ou adidas sont venues renforcer le constat selon lequel ces marques conservent de solides capacités d'innovation ainsi que des portefeuilles de produits performants, synonymes d'une pression concurrentielle sur la marque, dont le portefeuille apparaît actuellement stagnant, pénalisé par une innovation limitée et une offre de produits vieillissante.
Face à ces pressions concurrentielles croissantes et à la complexité d'exécution inhérente à sa taille et à l'étendue de son offre, les analystes estiment que Nike doit désormais "faire ses preuves", prévenant que la marque à la virgule s'est engagée dans une véritable bataille d'usure.
Sa recommandation reste à "conserver".
Le groupe américain doit publier les résultats de son premier trimestre clos fin août jeudi prochain, le 1er octobre.
A la Bourse de New York, l'action rebondissait de 1,6% à 36,3 dollars lundi matin en début de séance après avoir reculé de près de 9% sur le mois écoulé. Le titre perd 43% depuis le début de l'année.
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