Eyst Technology, plateforme SaaS qui permet aux assureurs et aux assisteurs de payer un sinistre en trente secondes grâce à une carte virtuelle programmable envoyée dans le wallet de l'assuré, annonce avoir multiplié par quatre son portefeuille clients en vingt-quatre mois. Douze assureurs, assisteurs et gestionnaires de prestations ont signé avec Eyst dans six pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Belgique et Suisse), dont Generali France, Groupama et IMA Benelux.
En septembre 2024, Eyst comptait trois clients ; cinq fin 2025 ; douze aujourd'hui, dont sept signés depuis le début de l'année 2026. Le portefeuille va du mutualiste français au groupe international et couvre tous les types de sinistres : santé, habitation, assistance et voyage, catastrophes naturelles.
Parmi ces références, un accord-cadre européen conclu avec l'un des trois premiers assureurs mondiaux couvre cinq pays (France, Espagne, Belgique, Royaume-Uni et Allemagne) : la plateforme y est en production dans deux pays et en cours de déploiement dans les trois autres. Generali France utilise la plateforme en production pour ses sinistres IARD, avec une fonction de cashback co-conçue avec l'assureur. Groupama l'expérimente en santé, sur les médecines douces, avec un objectif de 80% de traitements manuels en moins. IMA Benelux, deux assisteurs allemands et un assureur suisse ont également rejoint la plateforme.
Pendant les incendies de l'été 2026, la plateforme a émis jusqu'à un millier de cartes par jour pour couvrir les besoins immédiats des sinistrés : hébergement, repas, vêtements, pharmacie, transport. Chaque carte correspond à un besoin réel (465 euros en moyenne) et chaque euro dépensé remonte en temps réel vers l'assureur, qui fixe les règles d'usage (catégories de commerçants, plafond, durée de validité, zone géographique) sans développer quoi que ce soit de son côté. L'assuré reçoit sa carte par SMS ou WhatsApp, l'ajoute à Apple Pay ou Google Pay et paie, sans avancer un euro.
Avec ses seuls clients déjà signés, Eyst projette près de 30 millions d'euros de flux de sinistres traités sur sa plateforme en 2027. Elle s'appuie sur plusieurs émetteurs partenaires (Edenred Payment Solutions, Pliant, Airwallex) et sur les réseaux Visa et Mastercard : la même plateforme se déploie d'un pays à l'autre, quel que soit le type de sinistre.
Le paiement devient une brique stratégique de la gestion des sinistres
Le marché se structure. En quatre ans, trois acteurs du paiement de sinistres ont changé de mains en Europe et aux Etats-Unis (dont VPay, racheté 608 millions de dollars par Optum en 2021) et au Royaume-Uni, le régulateur a fait du traitement des sinistres une priorité de supervision pour 2026. Pour les quelque 2 500 assureurs et assisteurs agréés en Europe, le paiement cesse d'être la dernière étape administrative du sinistre pour devenir un levier d'expérience assuré, de contrôle des coûts et de données.
Cap sur le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas
Eyst concentre désormais son développement sur cinq marchés : la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas. Le Royaume-Uni et l'Allemagne sont déjà couverts par des contrats signés ; l'Italie et les Pays-Bas sont les prochains marchés d'ouverture. L'entreprise a recensé un par un quelque 350 comptes cibles sur ces cinq marchés. Elle y avance accompagnée de nombreux anciens dirigeants de l'assurance qui lui apportent leur expertise de la gestion des sinistres, leur connaissance des processus de décision des grands comptes et leur réseau, un levier décisif sur des marchés où la confiance se construit dans la durée.
Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.