Michael O'Leary juge que l'Europe a assez diversifié ses approvisionnements pour éviter des annulations massives cet été, mais prévient que plusieurs compagnies pourraient disparaître si le kérosène reste durablement élevé.
Michael O'Leary ne voit pas de pénurie imminente de kérosène en Europe, mais il estime que la crise énergétique peut accentuer les écarts entre compagnies aériennes. Lors d'une intervention sur Bloomberg, le directeur général de Ryanair a balayé le scénario d'annulations massives cet été, en soulignant que l'Europe a diversifié ses approvisionnements, notamment via l'Afrique de l'Ouest, les Amériques et la Norvège.
Le dirigeant irlandais juge en revanche que le maintien de prix élevés jusqu'à l'automne pourrait fragiliser les transporteurs les plus exposés. Il a notamment cité Wizz Air et airBaltic parmi les compagnies vulnérables, estimant que deux ou trois acteurs européens pourraient se retrouver en difficulté en octobre ou novembre si le choc énergétique se prolonge.
La compagnie irlandaise met en avant une protection nettement supérieure à celle de nombreux concurrents. Michael O'Leary a indiqué que Ryanair a couvert environ 80% de ses besoins en carburant jusqu'au printemps 2027 à près de 67 dollars le baril, alors que le kérosène spot a récemment dépassé 150 dollars. Cette politique de couverture limite l'impact immédiat de la flambée des prix et renforce l'avantage de coût du groupe.
La question centrale pour le secteur devient donc moins le risque d'une pénurie généralisée que la durée du choc sur les prix. Si le kérosène reste durablement élevé, l'écart pourrait se creuser entre les compagnies couvertes et financièrement solides, comme Ryanair, et les transporteurs moins protégés. Pour Michael O'Leary, la crise énergétique pourrait ainsi accélérer la consolidation du ciel européen.
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